Le pont Masinda jeté sur la rivière portant le même nom au village Bavonkutu dans la chefferie des Walese vonkutu, territoire d’Irumu, a été inauguré le 16 avril 2026 par l’administrateur militaire de cette juridiction.
Ce pont, construit par les contingents Indonésiens de la MONUSCO, vient faciliter le trafic sur le tronçon Bavonkutu-Yedi, une route qui a été retracée par la société minière de L’Est du Congo “SMEC” non pas seulement pour faciliter la circulation de la population et de leurs biens mais également pour permettre des interventions militaires dans la contrée en cas d’une éventuelle attaque de l’ennemi ADF qui rode aux alentours.
Dans son mot, le colonel Siro Nsimba Bunga Jean, administrateur militaire du territoire d’Irumu a salué l’engagement de la MONUSCO dans la réalisation des projets à impact rapide : « Nous sommes conscients de ce que vous faites pour nous chaque fois mais pour ce pont, c’est encore grandiose. Surtout pour nous qui sommes dans les opérations contre les ADF, il va nous aider à écouter le temps d’intervention pour sécuriser notre population ».
La Monusco salue l’appropriation des jeunes lors de l’exécution des travaux
De son côté, le chef de Bureau de la MONUSCO Ituri, Josiah Obat, a salué le niveau élevé de la collaboration entre la mission onussienne et le gouvernement congolais qui a rendu possible l’exécution de ces travaux.
Avant la construction de cet ouvrage, traverser cette zone relevait souvent du parcours du combattant pour les conducteurs de certaines catégories des engins. Les habitants évoquent des obstacles quotidiens qui freinaient aussi bien les activités économiques que les échanges sociaux.
Dans les témoignages recueillis sur place, le président des jeunes de Bavonkutu a évoqué les énormes difficultés de communication que traversaient les habitants avant l’arrivée de ce pont. Pour lui, cet ouvrage marque un tournant décisif.
Notons que ce pont va, non seulement renforcer la cohésion sociale entre les communautés, mais aussi renforcer le mariage entre les communautés locales et la MONUSCO dans cette partie du territoire d’Irumu.
Nickson Manzekele

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