La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, où de nouvelles incursions de combattants des ADF continuent d’endeuiller les populations civiles.
Selon des informations rapportées par des services locaux de monitoring, des éléments armés identifiés comme appartenant aux ADF ont été signalés ce jeudi 9 avril 2026 dans les champs d’agriculteurs situés à Makoko/Quartuma, dans le groupement Bapuele. Cette présence inquiète davantage les habitants déjà confrontés à une insécurité persistante dans cette partie de la province.
À ce stade, le bilan humain exact de cette incursion reste encore inconnu. Toutefois, au moins trois civils ont déjà été identifiés comme ayant été pris en otage par ces hommes armés. Des sources locales évoquent également une situation dramatique, laissant craindre d’autres victimes.
Face à cette recrudescence de violences, des voix s’élèvent au sein de la société civile pour appeler à un changement urgent de stratégie militaire afin de mieux protéger les populations.
« Il est temps de changer de stratégie. L’ennemi ne doit plus être attendu dans nos villages après avoir frappé. Il doit être traqué, poursuivi et neutralisé dans son sanctuaire : la forêt. C’est là que se joue cette guerre, et non au cœur de nos habitations où meurent nos populations innocentes », a déclaré Me John Vuleveeyo Musombolwa, défenseur des droits humains.
Dans son intervention, cet acteur de la société civile appelle également à une mobilisation accrue de la population locale, en particulier de la jeunesse, face à la menace sécuritaire.
« L’heure n’est plus à la peur ni à la passivité. L’heure est à la vigilance, à l’organisation et à la résistance. Protégeons nos villages, surveillons nos mouvements, signalons tout comportement suspect et soutenons activement les efforts de sécurisation. Notre survie dépend de notre unité et de notre détermination », a-t-il ajouté.
Alors que les attaques se multiplient dans la région, les habitants de Mambasa continuent de vivre dans la peur, appelant à des actions concrètes et durables pour mettre fin à cette spirale de violence. « Mambasa ne doit pas céder. Mambasa doit résister », a-t-il conclu.

0 Comments