La cité de Ngungu, située dans la chefferie des Bahunde dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), fait face à un afflux massif de déplacés ayant fui les affrontements armés opposant les rebelles de l’AFC/M23 à l’armée congolaise appuyée par des groupes d’autodéfense dits wazalendo, selon des sources locales.
Ces familles, contraintes de fuir précipitamment leurs villages, affluent vers le centre de la cité où les conditions d’accueil se dégradent rapidement. Les infrastructures locales, déjà limitées, peinent à absorber ce nombre croissant de personnes en quête de refuge.
« Les familles d’accueil partagent le peu qu’elles ont, mais la situation devient intenable », a déclaré un cadre de base local.
Dans plusieurs quartiers, des habitations modestes hébergent désormais deux à trois familles supplémentaires, accentuant la promiscuité. Le manque de vivres, l’accès limité à l’eau potable et l’insuffisance des services de santé compliquent le quotidien des déplacés, en majorité des femmes et des enfants.
Selon les mêmes sources, aucune assistance humanitaire significative n’a encore été déployée dans la zone.
Les déplacés survivent essentiellement grâce à la solidarité des communautés locales, dans un contexte économique déjà fragile.
Les autorités locales et les leaders communautaires appellent à une intervention urgente des organisations humanitaires. Les besoins prioritaires incluent la distribution de nourriture et de biens non alimentaires, l’accès à l’eau potable ainsi que la prise en charge sanitaire des personnes les plus vulnérables.
Malgré leurs propres difficultés, les habitants de Ngungu continuent de faire preuve de solidarité, organisant des initiatives communautaires pour partager nourriture et abris temporaires. Toutefois, les acteurs locaux avertissent que cet élan ne pourra suffire sans un appui extérieur structuré.
Face à l’ampleur de la crise, les habitants espèrent une réponse rapide des partenaires humanitaires afin d’éviter une aggravation de la situation dans cette partie instable du Nord-Kivu.
la rédaction

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