Douze civils ont été libérés jeudi vers 12h00 (heure locale) par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par l’armée ougandaise (UPDF), au terme d’une opération de poursuite contre des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), ont indiqué des sources locales.
Selon des acteurs de la société civile, l’opération s’inscrit dans la continuité des offensives conjointes menées dans le cadre des opérations dites « Suja », intensifiées après l’attaque du village de Sesa, survenue le 24 février au point kilométrique 18 au sud de Komanda, dans le territoire d’Irumu, en province de l’Ituri.
D’après les informations recueillies, les forces congolaises et ougandaises ont poursuivi les assaillants en profondeur après des frappes ciblées, contraignant les combattants ADF à abandonner plusieurs otages. Les 12 civils libérés sont majoritairement des hommes, parmi lesquels figurent également trois femmes. Certaines des victimes avaient été enlevées dans les localités de Chani Chani, Kazarohо et Apakola, tandis que l’une d’elles aurait été capturée lors de la récente attaque de Sesa.
« Les militaires des FARDC, appuyés par les UPDF de l’Ouganda, ont réussi à libérer 12 civils détenus par un même groupe terroriste ADF. Cette opération de poursuite intervient après l’attaque du village de Sesa », a déclaré Christophe Munyanderu, activiste des droits humains basé dans la région.
« C’est un joli coup de filet pour nos militaires engagés dans ces opérations. Sans fatigue, ils ont poursuivi l’ennemi ADF et le résultat est positif. Ils viennent de libérer 12 civils, majoritairement des hommes, y compris trois femmes », a-t-il ajouté.
M. Munyanderu a encouragé la poursuite des opérations conjointes. « Nous disons à nos forces armées d’aller de l’avant. Ne vous découragez pas, vous avez le soutien total et l’accompagnement de la population », a-t-il affirmé.
Les autorités militaires n’avaient pas encore communiqué de bilan officiel détaillé au moment de la publication. La région d’Irumu reste le théâtre d’attaques récurrentes attribuées aux ADF, un groupe armé d’origine ougandaise actif dans l’est de la RDC, malgré les opérations conjointes menées par Kinshasa et Kampala depuis 2021.
La situation sécuritaire demeure tendue dans plusieurs localités du sud de Komanda, où des habitants signalent des mouvements de population à la suite des violences récentes.
La rédaction

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