Les autorités municipales de Kikwit, dans la province du Kwilu, au sud-ouest de la République démocratique du Congo, ont interdit toutes les activités du parti politique Cause commune sur l’ensemble de la ville, selon un communiqué officiel publié lundi par le maire de la ville.
« Les activités du parti politique Cause commune sont interdites à travers toute la ville de Kikwit jusqu’à nouvel ordre », indique le communiqué signé par le maire Ngiama Katshiaka.
« Toute personne qui organisera, facilitera ou participera à des activités politiques au nom ou pour le compte dudit parti ou de son président national s’exposera à des sanctions sévères, conformément aux lois et règlements en vigueur au pays », ajoute le texte.
Le maire a justifié cette décision par des impératifs liés à la sécurité et à l’ordre public. Il a averti que « toute complaisance, proximité ou collaboration avec les ennemis de la paix et de la nation constitue un acte grave, contraire à l’ordre public et aux intérêts supérieurs de l’État ».
Dans le même communiqué, l’autorité urbaine a réaffirmé son soutien au président de la République, Félix Tshisekedi , ainsi qu’aux institutions nationales engagées en faveur de la paix, de la sécurité et de la préservation de l’intégrité territoriale du pays.
Le maire de Kikwit a par ailleurs appelé la population au calme, au patriotisme et au respect strict de l’ordre public.
Cette décision intervient quelques jours après que le président national du parti Cause commune, également autorité morale de cette formation politique, se soit publiquement affiché à Goma aux côtés des combattants du M23, selon des sources locales.
La rédaction

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