Éboulement à Rubaya : un citoyen exige la sécurisation des sites miniers

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Les peines, les dénonciations et la désolation ne tarissent pas après l’éboulement de terre survenu la semaine passée à Rubaya, dans le territoire de Masisi.

En effet, alors que le pape Léon XIV s’est montré apitoyé et a prié pour les familles d’au moins 226 victimes lors de sa messe de ce dimanche au Vatican, à Goma, BARAKA EPAINETE, qui a perdu l’un de ses frères dans cet éboulement, en appelle, lui, à la sécurisation des sites miniers au Nord-Kivu et dans d’autres régions du pays. Cela pourrait prévenir des éboulements meurtriers à l’avenir, estime cet habitant.

« Parmi mes connaissances figuraient trois de mes cousins qui travaillaient dans cette mine de coltan. Sur ces trois personnes, deux ont survécu et leur cadet, du nom de Moïse, est malheureusement décédé. Ce que nous pouvons demander aux autorités, c’est de nous aider, parce que du côté de Rubaya, c’est la saison des pluies et les mines courent un grand risque d’effondrement. Les creuseurs sont ainsi exposés à la mort, vu qu’ils descendent profondément dans les trous. C’est pourquoi nous demandons aux autorités de s’impliquer afin de développer des mécanismes pour préserver la vie humaine de ces creuseurs », a-t-il déclaré.

Pour rappel, plus de 200 creuseurs artisanaux ont péri dans un grave éboulement survenu dans les mines de Rubaya, sur le territoire de Masisi, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Goma, mercredi dernier, le 28 janvier.

Dans un communiqué, Kinshasa s’est insurgé contre la poursuite de l’exploitation « sauvage et illégale » des minerais par le Rwanda et l’AFC/M23, soulignant les failles dans les mécanismes de certification régionaux, notamment au niveau de la CIRGL. Face à cette tragédie, l’administration de l’AFC/M23 a instruit la fermeture temporaire de la mine de Rubaya afin de faciliter l’extraction de tous les corps ensevelis, tandis que certains survivants ont été transférés à Goma pour la poursuite des soins.

Victoire Muliwavyo

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