Le député Aimé Boji Sangara a été élu jeudi président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC), à l’issue d’un vote organisé lors d’une plénière au Palais du Peuple à Kinshasa, succédant à Vital Kamerhe.
Selon les résultats annoncés par Jean-Claude Tshilumbayi, président intérimaire de l’Assemblée, Boji a remporté une large majorité.
“Sur 423 députés, Boji Sangara Aimé a recueilli 413 voix, dix bulletins nuls. Ayant obtenu plus de la majorité des suffrages exprimés, l’honorable Boji Sangara Aimé est ainsi élu président de l’Assemblée nationale conformément aux prescriptions de l’article 28, alinéa premier du règlement intérieur de notre Assemblée”, a déclaré Tshilumbayi.
Ancien ministre du Budget et cadre du parti Union pour la Nation Congolaise (UNC), Aimé Boji, 55 ans, a promis de placer son mandat sous le signe de la cohésion nationale, de la stabilité institutionnelle et du renforcement du contrôle parlementaire.
Dans son discours avant l’élection, il a évoqué la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.
“Honorables députés, estimés collègues, la guerre dans l’Est de notre pays continue d’endeuiller notre nation. Face à cette tragédie, notre Assemblée doit parler d’une seule voix : défendre la République avec courage, soutenir nos forces armées avec fierté et incarner la volonté du peuple face à cette agression”, a-t-il déclaré devant les députés réunis en plénière.
Boji a également salué le courage des Forces armées de la RDC (FARDC) et des Wazalendo, engagées aux côtés de l’armée.
“Sous ma présidence, cette cause sera érigée en priorité nationale et parlementaire. C’est ici le lieu de rendre un hommage mérité à nos vaillants soldats FARDC ainsi qu’aux Wazalendo, dont la bravoure et les sacrifices commandent notre admiration et notre reconnaissance éternelle”, a-t-il ajouté.
Souhaitant consolider la démocratie parlementaire, le nouveau président a promis d’instaurer un climat de dialogue entre majorité et opposition.
“Je m’engage à faire de l’Assemblée nationale un espace d’expression démocratique et apaisé, où chaque voix compte, où chaque province se sent représentée, où majorité et opposition débattent dans l’unité patriotique. Pas d’exclusion, pas de stigmatisation, pas de méfiance. Seule la République compte”, a-t-il affirmé.
L’élection d’Aimé Boji intervient dans un contexte de recomposition politique à Kinshasa, après la formation du nouveau gouvernement et la réélection du président Félix Tshisekedi pour un second mandat.
Le nouveau bureau de l’Assemblée nationale devra notamment accompagner la mise en œuvre du programme gouvernemental et assurer le contrôle des politiques publiques, dans un climat marqué par la poursuite du conflit dans les provinces orientales.
La rédaction

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