Deux semaines après l’installation d’un groupe armé non identifié à Makoko, une localité située à l’ouest de Biakato centre, dans le groupement Bakaheku (chefferie de Babila-Babombi, territoire de Mambasa), l’inquiétude grandit face à l’inaction des autorités et la pression exercée sur les populations locales.
Le vendredi 17 octobre, plusieurs cultivateurs de la zone ont été contraints de participer à un salongo obligatoire, pour ériger un camp destiné à ce groupe armé. Une situation qui alarme les défenseurs des droits humains sur place.
«Nous avons déjà alerté les autorités compétentes à maintes reprises. Aucune mesure n’a été prise pour venir en aide à cette population assujettie, » s’indigne Ram’s Malikidogo, coordonnateur de la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) dans le territoire de Mambasa.
La CRDH signale que plus de dix groupes armés actifs opèrent actuellement dans le groupement de Bakaheku, où ils s’adonnent à l’exploitation illégale des minerais, du bois, des planches et des champs agricoles.
« C’est la population qui en paie le prix. On ne comprend pas pourquoi les autorités font la sourde oreille à la souffrance des habitants de cette partie du territoire, » ajoute Ram’s Malikidogo, pointant du doigt l’inaction des structures étatiques pourtant alertées.
Dans cette partie du territoire de Mambasa, les groupes armés continuent d’imposer leur loi aux civils, dans un contexte d’abandon total de l’État. La situation sécuritaire reste préoccupante, et les appels à l’intervention des forces de sécurité se multiplient, sans écho jusqu’à présent.
La CRDH appelle une fois de plus les autorités provinciales et nationales à agir de manière urgente pour protéger la population civile et restaurer l’autorité de l’État dans cette zone en proie à l’insécurité chronique.
La rédaction
Mambasa : des cultivateurs forcés de construire un camp pour un groupe armé à Makoko
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