Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi , a réitéré l’importance du respect strict des mesures portant suspension des exportations de cobalt, ainsi que des dispositions réglementaires mises en place par le ministère des Mines et l’Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques.
Ce rappel a été formulé lors du 61ᵉ Conseil des ministres tenu ce vendredi 3 octobre à Kinshasa.
C’est à travers le compte-rendu lu par le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya, que cette recommandation présidentielle a été rendue publique. Le Chef de l’État entend ainsi renforcer la gouvernance du secteur minier stratégique, en particulier celui du cobalt, une ressource cruciale pour la transition énergétique mondiale.
« Le Président a rappelé la nécessité de respecter la suspension des exportations de cobalt ainsi que les mesures réglementaires adoptées par le ministère des Mines et par l’Autorité de régulation et de contrôle des marchés de substances minérales stratégiques, dans le but d’assainir la chaîne d’approvisionnement, conformément à sa communication lors de la 36ᵉ réunion du Conseil des ministres », a déclaré Patrick Muyaya.
Le gouvernement congolais multiplie les efforts pour structurer et formaliser le secteur des substances minérales stratégiques, dont le cobalt, afin de garantir la traçabilité, la transparence et la juste répartition des revenus miniers.
La suspension des exportations de cobalt brut, notamment à l’état artisanal ou non transformé, vise à promouvoir la transformation locale de cette ressource et à créer de la valeur ajoutée sur le territoire national.
Une stratégie qui s’inscrit dans la vision de faire des ressources naturelles congolaises un levier de développement durable et inclusif.
Les opérateurs miniers, les acteurs de la chaîne d’approvisionnement ainsi que les services étatiques concernés sont appelés à appliquer rigoureusement les décisions prises, sous peine de sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
La rédaction

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