Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est dit prêt, Mardi 16 septembre , à faciliter la libération des détenus liés au conflit armé entre la République démocratique du Congo (RDC) et le mouvement rebelle M23, après la signature récente d’un mécanisme dédié, fruit d’une médiation menée par le Qatar.
« Nous saluons la signature du Mécanisme pour la libération des détenus liés au conflit armé entre la République démocratique du Congo et l’Alliance du Fleuve Congo/M23. Nous sommes prêts à apporter notre soutien pour faciliter la libération de ces détenus, conformément à l’accord conclu entre les parties grâce à la médiation du Qatar », a indiqué le CICR dans un message publié mardi sur le réseau social X.
La signature de ce dispositif intervient alors que les délégations du gouvernement congolais et du M23 poursuivent depuis près d’un mois des négociations à Doha, sous l’égide du Qatar.
Le mouvement rebelle évoque quelque 700 de ses sympathisants arrêtés par les autorités congolaises.
Vendredi, les États-Unis avaient déjà salué cette avancée, qualifiée d’« étape décisive vers la désescalade des hostilités et la promotion de la paix dans l’est de la RDC », selon Massad Boulos, conseiller principal pour l’Afrique au département d’État américain.
Dans le cadre du mécanisme, le CICR doit jouer un rôle d’intermédiaire neutre, chargé de l’identification, de la vérification et de la libération sécurisée des prisonniers des deux parties. Washington a également remercié le Qatar pour son engagement diplomatique et humanitaire.
« Nous exhortons les parties à profiter de cette dynamique pour progresser davantage vers la conclusion d’un accord de paix définitif », a ajouté le département d’État.
Le mécanisme prévoit l’établissement de listes de détenus par chaque camp, qui devront être validées conjointement avant toute opération de libération.
Selon des sources gouvernementales congolaises, environ 1.500 militaires loyalistes capturés par le M23 ont été envoyés en janvier et février au camp de Rumangabo, près de Goma, pour un « reconditionnement ». En parallèle, plusieurs combattants cantonnés dans les installations de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) à Goma avaient été transférés à Kinshasa en avril, avec le soutien logistique du CICR.
L’est de la RDC est en proie à une résurgence de violences depuis fin 2021, marquée par la réapparition du M23, un groupe armé majoritairement tutsi, soutenu selon Kinshasa par le Rwanda, ce que Kigali nie.
La Rédaction

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