Miss Univers RDC : Déborah Djema évincée, le scandale vire au judiciaire

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Le sacre de Déborah Djema en tant que Miss Univers République Démocratique du Congo 2025 n’aura été que de courte durée. Moins de deux mois après avoir été couronnée, la jeune femme a été destituée de son titre à la suite d’un litige contractuel avec le comité national d’organisation. Une décision controversée, désormais portée devant la justice.

La couronne, symbole de sa victoire, a été retirée à Déborah Djema pour être attribuée à Dorcas Dienda Kasinde, une candidate qui, fait inhabituel, n’avait même pas pris part à la compétition nationale.

Ce transfert a provoqué une vive polémique dans les milieux de la mode et de la représentation nationale, et suscite l’incompréhension d’une partie de l’opinion publique.

Estimant ses droits gravement violés, Déborah Djema a déposé une plainte formelle contre l’organisation Miss Univers RDC pour rétention illicite des insignes et port illégal de décorations.

Ses avocats dénoncent une “décision arbitraire”, prise “sans base juridique valable”, et annoncent vouloir “faire valoir tous les recours possibles” pour rétablir leur cliente dans ses droits.

De son côté, l’organisation Miss Univers RDC affirme avoir agi dans le respect des exigences imposées par l’organisation internationale Miss Universe.

Mais selon plusieurs sources proches du dossier, le désaccord reposerait moins sur les critères de sélection que sur un différend financier.

La clause prévoyant une répartition des revenus à hauteur de 70 % pour l’organisation contre 30 % pour la Miss aurait été catégoriquement rejetée par Déborah Djema, qui la jugeait “inéquitable et non conforme aux pratiques équitables de l’industrie”.

Alors que Dorcas Dienda est désormais désignée pour représenter la RDC au concours Miss Univers 2025 prévu à Bangkok, en Thaïlande, l’affaire continue de faire couler beaucoup d’encre.

Plusieurs voix appellent à une réforme en profondeur du système de sélection et de gestion des reines de beauté en RDC, dénonçant une “opacité” persistante et un “manque de professionnalisme”.

Le feuilleton judiciaire ne fait que commencer. La prochaine audience, très attendue, devrait permettre d’en savoir plus sur les dessous de cette affaire qui ternit l’image d’un concours censé célébrer l’élégance, l’intelligence et l’intégrité.

La rédaction

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