Face à la résurgence inquiétante de l’épidémie de choléra dans la province de l’Équateur, les professionnels des médias de Mbandaka ont été conviés samedi à une session d’information et de sensibilisation.
Cette initiative, menée par la Commission de riposte et d’engagement communautaire (CREC), vise à impliquer les journalistes dans la lutte contre la propagation de cette maladie infectieuse, qui a déjà fait plusieurs victimes.
« Si nous avons organisé cette séance de sensibilisation avec les journalistes de l’Équateur, c’est pour solliciter leur implication professionnelle dans le cadre de la lutte coordonnée contre l’épidémie de choléra dans la province », a expliqué M. Kazadi Bombaka, président de la CREC/Équateur.
Le facilitateur de la rencontre, M. Papy Makungu, a brossé un tableau préoccupant de la situation épidémiologique actuelle. Selon lui, entre la vingt-sixième et la vingt-huitième semaine de l’année, 132 cas de choléra ont été recensés, dont 15 décès dans 9 des 18 zones de santé que compte la province.
« Les zones de santé de Mbandaka, Wangata, Bolenge, Irebu, Lukolela, Mampoko, Mankanza, Bolomba et Lilanga-Bobangi sont touchées par l’épidémie », a-t-il précisé.
Cette réunion avec la presse vise également à encourager une communication responsable et proactive dans les médias locaux afin de freiner la propagation de la maladie, en particulier dans les zones rurales où les habitudes sanitaires sont souvent négligées.
« Nous vous prions d’effectuer une sensibilisation auprès de la population pour qu’elle prenne conscience que l’épidémie du choléra est une réalité dans la province », a poursuivi M. Makungu, insistant sur la nécessité de renforcer l’adoption de gestes simples mais efficaces, tels que le lavage correct des mains avec du savon, la consommation d’eau potable et la cuisson adéquate des aliments.
Il a également rappelé l’importance d’une réaction rapide face aux premiers symptômes :
« Il faut conduire au centre de traitement du choléra toute personne présentant des signes de la maladie tels que diarrhée, vomissements, fatigue… afin d’essayer de sauver des vies pendant cette période de crise sanitaire », a-t-il conclu.
Alors que les cas se multiplient, la prise en charge médicale reste compliquée. Certaines zones de santé, comme celle de Lolanga, signalent une rareté préoccupante de médicaments nécessaires pour le traitement du choléra. Cette pénurie médicale vient aggraver une situation déjà critique, dans une province où l’accès aux soins demeure un défi majeur.
Face à cette urgence, la collaboration entre autorités sanitaires, médias et communautés locales est plus que jamais indispensable pour éviter une propagation incontrôlée de l’épidémie.
La rédaction

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