Un fait inédit a s’est déroulé au quartier Ndosho, près de la petite montagne de sable, où une cérémonie de dot a viré à la tension familiale.
Une veuve, mère d’une fille unique, a catégoriquement refusé que le fiancé de sa fille se présente à son domicile le jour même où la famille du garçon devait venir discuter de la dot.
Selon les témoignages recueillis sur place, la mère de la jeune fille s’opposait depuis longtemps à cette union, estimant que le garçon ne correspondait pas à ses attentes.
Elle reprochait à sa fille de s’entêter et de ne pas respecter son avis, allant jusqu’à affirmer qu’aucune discussion de mariage ne se tiendrait tant que le jeune homme franchirait son seuil.
Face à l’inflexibilité de sa mère, la jeune fille, déterminée à poursuivre sa relation, s’est tournée vers ses oncles paternels. Ces derniers, favorables à l’union, ont pris fait et cause pour leur nièce.
Leur soutien a permis à la délégation du fiancé de maintenir la rencontre prévue, malgré les tensions internes.
Mais la mère, veuve et chef du ménage depuis la mort de son mari, a posé un veto clair :
“Je n’accepterai jamais que ce garçon entre dans ma maison,” a-t-elle lancé .
Cette attitude a été perçue par plusieurs membres de la communauté comme une violation des us et coutumes locales, qui prônent la concertation familiale et le respect des démarches coutumières.
Plusieurs voisins et proches parents présents ont dénoncé une attitude paradoxale : comment empêcher la présence du principal concerné dans une cérémonie qui le vise directement ?
Certains évoquent une rancune personnelle ou des différends anciens entre les deux familles, tandis que d’autres pointent un conflit générationnel et un manque de communication entre la mère et sa fille.
Malgré tout, la cérémonie de dot a eu lieu dans une ambiance tendue. Le jeune homme est resté à l’écart du domicile familial, pendant que sa famille conduisait les négociations dans la cour, sous une forte présence des membres paternels de la fille.
Cette situation relance le débat autour du rôle des parents dans les mariages coutumiers en ville de Goma, notamment lorsque l’un des parents est décédé et que l’autre se retrouve seul à assumer la charge de décision.
Entre respect de la tradition, droit au choix individuel et poids des blessures du passé, les tensions familiales trouvent ici un terrain sensible.
L’affaire continue de faire couler beaucoup d’encre dans les rues de Ndosho, où l’on s’interroge sur l’issue du mariage et les relations à venir entre les deux familles. En attendant, les habitants observent, divisés, entre ceux qui défendent le droit de la mère et ceux qui plaident pour l’émancipation de la fille.
Affaire à suivre…
la rédaction

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