Quand deux éléphants se battent, ce sont les herbes qui en sont victimes. Cet adage se vit déjà par les élèves de la ville de Goma, après le déclenchement de la grève mercredi et jeudi dernier respectivement par les enseignants des écoles conventionnées protestantes et catholiques dans la ville de Goma. Depuis, ce sont les bleus et blancs qui en souffrent de plus comme on peut le remarquer dans un constat fait ce vendredi 4 octobre. À deux jours de la grève, c’est maintenant une occasion pour les élèves d’errer par ci par là sans destination aucune. C’est surtout soit dans les rues, soit dans les infrastructures sportives et salles de jeux ou soit dans les lieux de projections des films. Tout ceci, pendant les heures normales des cours alors que dans d’autres écoles, publiques ou privées, l’on se concentre à courir derrière le programme national.
” Mes amis et moi, sommes ici pour profiter de jouer au football vu que nous ne sommes pas occupé par nos enseignants qui sont en grève. Bien sûr que oui, nous savons que nous perdons la matière mais nous n’avons pas le choix, qu’on paye nos enseignants et c’est tout. Je crois que c’est l’important pour régler cette question“, a fait savoir un élève rencontré au stade Afia.
En dépit de tout cela, ces élèves ont et auront en tout, 222 jours des cours comme le stipule le calendrier scolaire et déjà les parents eux, crient à la délinquance infantile et juvénile que cette situation occasionne et demandent aux autorités de régler cette question le plus vite possible.
“Nous sommes embarrassés par cette question. Vraiment nos enfants deviennent de plus en plus victimes de cette discorde entre les enseignants et l’État. Mon voisin à vue son enfant être écrasé par une moto là qu’il divaguait tout simplement par ce qu’il n’était pas en classe. Est-ce que c’est l’État qui va le prendre en charge, la réponse c’est non. Que le gouvernement voit dans quelle façon régler cette question rapidement car au-delà des accidents, cela impacte déjà négativement sur l’éducation de nos enfants qui perdent la matière” s’est exclamé un parent.
Les accidents, l’école buissonnière… Sont entre autres les conséquences de cette situation. Un élément qui contribue à la baisse du niveau d’éducation chez les enfants tout comme chez les enseignants. La plus grande question demeure, celle de la mécanisation et la paie des enseignants afin de voir l’effectivité de la gratuité de l’enseignement de base en RDC.
VICTOIRE MULIWAVYO

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