Carnage à Goma : Gratien Iracan invite ses collègues intègres à signer une motion de censure contre le gouvernement

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De messages condamnant le carnage opéré le 30 août dernier à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, se poursuivent et continuent à survenir. Ce carnage qui a fait plus de 40 morts suscite des réactions.

La récente est celle du député national Gratien Iracan de Saint-Nicolas qui appelle le premier ministre Sama Lukonde à démissionner d’ici le 15 septembre 2023.

Selon cet élu de la circonscription électorale de Bunia ville, si le premier ministre ne démissionne pas, ses collègues sont ainsi sommés à l’accompagner dans la signature d’une motion de censure contre son gouvernement.

‹‹ J’appelle le premier ministre à démissionner volontairement avec tout son gouvernement d’ici le 15 septembre 2023. Dans le cas contraire, une motion de censure sera initié. Le massacre de Goma est une flagrance avérée qui dévoile l’échec de plusieurs membres du Gouvernement à bien gérer le pays surtout à protéger le peuple ›› peut-on lire dans ce document signé ce 07 septembre 2023 par Gratien Iracan de Saint-Nicolas, l’un des cadres du parti politique Ensemble pour la République de Moïse Katumbi.

Dans ce communiqué de presse, l’élu de Bunia affirme que ce massacre a été commis sans aucun affrontement ou échange de tirs entre les militaires FARDC et des manifestants, fait qu’il qualifie d’une disproportion des forces de défense et de sécurité. Pour lui, c’est inadmissible que les arrestations soient effectives lors de l’arrivée d’une délégation interministérielle à Goma pourtant cela allait être fait dans l’immédiat si et seulement si les présumés auteurs étaient connus.

‹‹ Pourquoi aucune arrestation ne s’en est suivie dans l’immédiat mais seulement après l’arrivée de la délégation de Kinshasa ? Pourquoi le gouverneur militaire s’est empressé de lancer un message dans le temps voisin, ignorant le massacre qui venait de se connaître ? Le massacre de Goma a été commis sans aucun affrontement ou échange de tirs, ce qui explique la disproportion des forces. Peut-on affirmer que la petite frange des présumés coupables était-elle plus efficace que les centaines d’autres éléments mobilisés pour la circonstance ? ›› a-t-il ajouté.

Gratien Iracan conclut que les députés nationaux qui ne vont pas signer cette motion, seraient aussi qualifiés de complices de ce massacre.

La rédaction

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