Le chef des missions adjoint de MSF en République Démocratique du Congo,
M. Andreas Speatt, a fait les points sur une crise humanitaire négligée observée dans la partie Sud de la province du Nord-Kivu communément appelé « Petit Nord ».
C’était à l’issue d’un café de presse organisé mardi à son siège à Goma sur l’avenue la corniche n° 76 auquel a pris part une trentaine des journalistes, dont les échanges ont tourné autour du thème « Le petit Nord-Kivu : une crise humanitaire négligée ».
A en croire ce responsable de cette organisation internationale humanitaire, cette partie du Nord-Kivu qui englobe les territoires de Masisi, Rutshuru et Walikale, est affectée par une crise humanitaire complexe, qui ne bénéficie pas de l’attention des partenaires d’où le financement n’est pas disponibilisé, avec comme conséquence la diminution sensible des acteurs impliqués dans les réponses et cela depuis déjà plusieurs années.
Les équipes des Médecins Sans Frontières(MSF), œuvrant dans les zones de santé de ces trois territoires, a-t-il révélé, constatent au quotidien des effets dévastateurs de l’absence de réponse humanitaire aux besoins observés sur terrain.
Ces derniers mois, a-t-il rappelé, les affrontements fréquents entre les groupes armés ont conduit à la détérioration de la situation sécuritaire et ont entrainé des nouveaux déplacements des populations dans cette partie du Nord-Kivu. Ce qui a fait, a-t-il fait savoir, qu’à la fin du mois de mai, le territoire de Masisi comptait déjà plus de 272 500 personnes déplacées, dont environ 51 000 étaient concentrées dans 12 sites de déplacement, notamment ceux de Katale, kalinga, et Bukomlbo aux alentours de Masisi, dans lesquels le MSF organise des opérations de cliniques mobiles dans le cadre de soulager tant soit peu leurs difficultés liées aux soins de santé.
« En dehors de MSF, aucun autre acteur humanitaire n’est intervenu ces derniers mois dans ces sites malgré l’afflux important de nouveaux déplacés dont la plupart ne reçoivent aucune assistance humanitaire et vivent dans des conditions inhumaines et extrêmement difficiles, a déploré M. Andreas Speatt.
le MSF appelle à plus d’attention à la crise et à une réaction urgente aux besoins des populations locales et déplacées précisément en soins de santé, nutrition, et en termes de protection face aux violences.
REDACTION

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