RDC : Félix Tshisekedi annonce sa volonté d’organiser la table ronde sur l’évaluation de l’état de siège

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Le chef de l’État congolais, Félix Antoine Tshisekedi, s’apprête à organiser une table ronde sur l’évaluation de l’état de siège en vigueur depuis le mois de mais 2021 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Il l’a fait savoir dans son discours de cadrage à l’ouverture des travaux de la 9e session de la conférence des gouverneurs organisée à Mbandaka, Chef-lieu de la province de l’Equateur.

Dans son discours décrypté par nos confrères de Actualités.cd, le garant de la nation congolaise a salué l’attitude de deux chambres du parlement qui durant près d’une année prorogent cette mesure d’exception après chaque 15 jours en vue de permettre au gouvernement d’intensifier les actions en vue de la pacification de cette partie du pays

«J’apprécie à leur juste valeur les autorisations successives accordées tout au long de l’année par chacune de chambres parlementaire pour la prorogation de l’état de siège permettant ainsi au gouvernement de poursuivre et d’intensifier les actions en vue de la pacification du pays car l’engagement de pacification du pays ne peut être dissocié de celui du renforcement de l’autorité de l’État. Toutefois, attentif aux préoccupations légitimes des forces vives de la République sur ce régime exceptionnel, je reste déterminé à organiser la table ronde sur l’état de siège pour qu’ensemble nous arrivions à arrêter une option consensuelle sur son maintien, sa levée ou sa requalification. C’est en engagement que j’avais personnellement pris que j’ai réitéré au cours de mon adresse récente sur l’état de la nation », a-t-il déclaré devant les membres du gouvernement, des gouverneurs des provinces et d’autres personnalités présentes à Mbandaka dans le cadre de ces assises.

Pour rappel, les provinces du Nord-Kivu et Ituri sont sous la mesure de l’État de siège depuis le 3 mai 2021, se fondant sur l’article 85 de la Constitution. Il donne le pouvoir au chef de l’État de remplacer l’administration civile par l’administration militaire. Mais à ce jours, plusieurs organisations dont celles de la société civile et même des acteurs politiques ont toujours demandé sa levée car selon eux, cette mesure est loin d’atteindre son objectif de restaurer la paix et la sécurité aux populations de deux provinces précitées qui demeurent sous le joug des groupes armés nationaux et étrangers.

Jérémie Kabali

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