Un débordement inexplicable des malades est, à ce jour, observé à l’hôpital de référence de Kparanganza situé dans le secteur de Walendu Tatsi en territoire de Djugu(Ituri).
Cette unique infrastructure de santé qui reste dans cette région, accueille des malades du jour le jour, dont la majorité des déplacés des violences armées orchestrées par des mouvements rebelles opérant dans le territoire de Djugu.
Le médecin directeur de cet hôpital qui a fait l’alerte le week-end 11 juin dernier, précise que des femmes enceintes et de maternités passent même nuit à même le sol et avance comme principale cause l’insuffisance des matériels et des stocks des médicaments.
” L’hôpital est vraiment débordé. La capacité d’accueil est dépassée et il y a aussi le problème de matériels. Pour le moment, surtout à la maternité, nous avons seulement 5 lits alors on a des mamans avec les enfants qui vont passer par terre si les 5 lits sont occupés. Il y avait un partenaire qui nous donnait des médicaments mais malheureusement le contrat est fini d’ici le 31 mai dernier. Pour le moment, nous sommes en rupture de stock pour prendre en charge les cas de chirurgie, d’anesthésie, ” précise Rodrigue BOKYUMA, médecin directeur de cet hôpital joint par votre rédaction.
Toutefois, ce personnel soignant invite le gouvernement congolais à vote intervenir pour sauver les vies humaines.
” Pour le ministère de la santé, s’ils ont d’infrastructures qui oeuvrent dans le wosh là, qu’ils construisent quand-même un bloc opératoire, une maternité qui puisse avoir une capacité plus étendue “ poursuit-il.
Notons qu’à un moment de l’an passé, les miliciens de la CODECO commençaient à s’apprendre aux infrastructures sanitaires. L’hôpital général d’Itendeyi dans le secteur de Banyali Kilo au nord de Bunia, celui de Fataki en sont les exemples car ils ont été détruits par les éléments de cette milice, acte que l’armée avait considéré comme de crime contre l’humanité.
Nickson Manzekele depuis Bunia

0 Comments