Journée du 2 novembre : 1 480 journalistes assassinés (Rapport UNESCO)

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En raison des menaces auxquelles font face les journalistes, la journée du 2 novembre, qui réclame la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, a été instituée par l’ONU.

La journée du 2 novembre a fait suite au double assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux confrères de RFI qui étaient en reportage au Mali.

Cette journée donne lieu à des séances de réflexion sur la sécurité des journalistes, des dénonciations et des plaidoyers pour les causes des journalistes et des médias.

A Goma, lors d’une séance avec des journalistes, ce 2 novembre, l’association des défenses des avocats pour la défense des médias (ASADEM), qui est née de l’initiative du réseau des médias pour le développement (REMED), est revenue sur les cas des journalistes tués. L’organisation a entre autres cité le nombre alarmant de 1480 journalistes tués depuis 1993 dans le monde, selon un rapport de l’UNESCO.

Ces crimes ont été enregistrés dans le monde et la RDC tout comme le Nord-Kivu n’est pas épargné. L’ASADEM indique que 3 journalistes ont été tués dans la province depuis début 2021. Il cite aussi le cas d’un journaliste tué en Ituri, une province en Etat de siège comme le Nord-Kivu.

10 cas de menaces contre les journalistes suivis au Nord-Kivu

L’ASADEM est une structure nouvelle de défense de droits des médias qui a été crée depuis Mars dernier. Elle se bat aux cotés de médias et leurs personnels avec l’espérance d’améliorer leurs conditions, mais ses moyens sont limités, précise maitre Constantin Mugisha, l’un des responsables de l’organisation.

D’ici fin novembre, l’ASADEM va amoindrir ses activités en raison de la fin de l’accompagnement financier que lui apporte l’UNESCO-fonds mondial pour la défense des médias via REMED dans le cadre de son projet de renforcement du système sécuritaire et capacités en investigation des journalistes membres du réseau.

L’ASADEM souhaite pourtant poursuivre avec la même intensité son travail de renforcement du système sécuritaire des journalistes, qu’il considère précaire. ‘’REMED pleure quand un journaliste est tué, REMED est inquiet quand les journalistes sont menacés. A quand la justice pour savoir les auteurs des meurtres des journalistes ?’’, s’est inquiété Bonane Bugeso, coordonateur national du REMED.

L’ASADEM suit une dizaine des dossiers en rapport avec des menaces sécuritaires visant des journalistes au Nord-Kivu. L’organisation envisage couvrir plus de cas mais signale son manque des moyens financiers pour supporter les coûts de voyage vers les lieux où les journalistes sont menacés ou assassinés, indique son rapport sur les crimes commis contre les journalistes de ce 2 novembre

Frédéric Feruzi

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