Coup d’état en Guinée : il temps de comprendre qu’être dirigeant est synonyme d’être au service du peuple (Prof Joseph Kitaganya)

Posted on

Si tous nos chefs d’états africains prenaient conscience qu’ils sont au service des peuples, il n’y aurait pas de coups d’État.

C’est dans ce sens que le Professeur Joseph Kitaganya analyse le coup d’État en Guinée il y’a 72 heures.

Dans une interview accordée à les volcans news ce mercredi 8 septembre, ce professeur en Philosophie politique, aux jours d’aujourd’hui, l’alternance devrait se faire sur base des élections et non pas par des coups d’état. Pour lui, démocratie sans alternance a toujours posé problème pour plusieurs pays Africains et cela risque de compromettre l’avenir politique de tout un continent.

“En interrogeant l’histoire des idées politiques, certains pensent que la démocratie en Afrique c’est une imposition, et si c’est une imposition ne soyez pas étonné de ce coup d’état en Afrique de l’ouest par exemple. Le coup d’état peut être aussi une manifestation ou une expression d’un mécontentement . J’ai l’impression que ce qui intéresse en Afrique c’est comment conquérir le pouvoir et le conserver le plus longtemps possible mais sans mettre en avant plan les intérêts du peuple” pense le Professeur Joseph Kitaganya.

Pour rappel, la Guinée s’est réveillée, lundi 6 septembre, en pleine incertitude après un coup d’état mené par les putschistes qui ont capturé le président Alpha Condé et annoncé la dissolution des institutions avant de promettre lundi dernier 6 septembre, la mise en place d’un “gouvernement d’union nationale”, chargé de conduire une période de “transition” politique, et assuré qu’il n’y aurait pas de “chasse aux sorcières” contre l’ancien pouvoir.

Une concertation sera ouverte pour décrire les grandes lignes de la transition, ensuite un gouvernement d’union nationale sera mis en place pour conduire la transition”, a dit le chef putschiste, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, dans un discours, sans toutefois préciser la durée de la concertation ni de la transition, au lendemain d’un coup d’État largement condamné par la communauté internationale mais salué par des scènes de liesse à Conakry.

Victoire Muliwavyo à Goma

  • Share

0 Comments

Leave a comment