Pour les forces vives de la RDC, la nouvelle rébellion qui recrute déjà en cachette serait l’œuvre des politiciens en mal de positionnement.
La rébellion en question s’apprête à lancer les hostilités à partir de plusieurs villes de l’Est dès la fin des festivités de fin d’année, à en croire la société civile, forces vives. Les recruteurs des jeunes qui organisent des réunions sécrètes sont les frustrés de la crise politique, au cœur des confrontations politiques qui ont lieu à Kinshasa, depuis ces derniers mois, laissent entendre les forces vives.
Une déclaration a été rendue publique ce 30 décembre. La société civile y alerte les autorités et appelle la population à la mobilisation contre une rébellion qui met en avant le prétexte de libérer les congolais des provinces de l’Est.
A en croire Thomas d’Aquin Mwiti, porte-parole de la société civile de la RDC, ceux qui concoctent la rébellion s’appuient sur les frustrations des populations meurtries par l’insécurité dans l’Est. Dans la déclaration, les forces vives citent notamment le cas de la localité de Bulongo, dans le territoire de Béni, où des jeunes gens ont affronté des militaires et des casques-bleus de la Monusco, après une nouvelle incursion sanglante des présumés ADF.
A Félix Tshisekedi d’étouffer dans l’œuf cette velléité insurrectionnelle
La société civile de la RDC souhaite que le président de la république se serve de son pouvoir de chef-suprême de l’armée et de la police pour anticiper la rébellion en question. Pour les forces vives, celle-ci n’a pas d’autre motivation que la balkanisation du pays et la création d’un nouvel Etat constitué des provinces de l’Est.
Ses recommandations au chef de l’Etat s’articulent autour de l’organisation des opérations militaires d’envergure contre les groupes armés, la mise en place de l’académique militaire annoncée autrefois, la résolution de la crise politique qui a cour et l’activation d’une action diplomatique pour mobiliser le soutien extérieur.
L’armée et la population mises à profit de la résistance
L’air sérieux que prennent les recommandations de la société civile montre que la menace n’est pas à prendre à la légère. Les forces vives invitent l’armée congolaise à mettre en état de vigilance ses troupes et à organiser des activités du rapprochement civilo-militaire dans les secteurs opérationnels, pour déjouer toutes tentatives de déstabilisation du pays, à partir de l’Est.
La société civile appelle enfin les jeunes surtout à ne pas céder aux sollicitations des politiciens en mal de positionnement qui soutiennent leur leadership sur les rébellions et la misère de la population. Elle les invite plutôt à soutenir l’armée congolaise pour qu’elle réussisse dans ses opérations qui visent les groupes.
Frédéric Feruzi

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