Le sexualité dans plusieurs sociétés africaines depuis l’ancien temps à nos jours demeure un tabou, de sorte que les parents et les enfants se trouvent dans l’incapacité d’aborder ce sujet.
Avec l’aller du monde actuel, facilement à l’Internet les jeunes tombent sur des informations erronées soit ils interprètent mal les informations tirées de l’internet, des ami(e)s; ce qui prône beaucoup des conséquences et fait appelle à une forte sensibilisation des parents et des jeunes afin d’en parler pour éviter toutes les conséquences qui tournent autour.
En ville de Goma, province du Nord-Kivu dans l’Est de la République Démocratique du Congo, deux ateliers ont été organisés en ce mois de juillet 2020, l’un à l’égard des parents et l’autre à l’égard des jeunes sous le thème la sexualité et son éducation en famille.
À en croire Daniel MUDERWA, le président de l’organisation à but non lucratif GET UP International, ces ateliers ont été organisés dans l’objectif non seulement de mettre fin au tabou lié à la question de la sexualité dans nos communautés mais également amener les parents et les jeunes à s’impliquer dans la vulgarisation de la sexualité dans des familles et communautés à travers le PROSEXFA (Programme Sexualité et Famille), qui est encore en son début.
La télévision et l’Internet à la base des consentements précoces aux relations sexuelles
Les parents ayant participé à cet atelier ont débattu sur les conséquences surtout psychologiques liées au fait de ne pas parler de sexualité aux enfants et autres sources par lesquelles ces derniers peuvent acquérir des informations.
Il revient donc aux parents de contrôler et surveiller tout ce que leurs enfants suivent à la télévision et sur internet car ce qu’ils suivent d’ici et là jouent un grand rôle sur leur mentalité et est à la base de consentement précoce aux relations sexuelles car à force de suivre, l’enfant est voué à pratiquer et trouve cela normal, ont-ils dit.
Après cet échange, au micro de lesvolcansnewsnews.net, un des parents participants a partagé ce qu’il a retenu et ce qu’il a bénéficié de cet atelier.
”Cet atelier m’a aidé étant parent car jadis on considérait la sexualité dans nos coutumes et notre culture comme tabou. C’est pourquoi même j’avais du mal à intervenir où à aider mes enfants en matière de la sexualité mais à travers cet atelier j’ai bien compris que c’est nécessaire de parler de la sexualité avec les enfants, les guider depuis leur bas âge graduellement et progressivement pour qu’ils aient des informations car une fois cela n’est pas fait, l’enfant ira acquérir des informations érronnées ailleurs pendant que c’est en famille qu’il doit tout apprendre,” dixit Mr Théo Bashonga.
Les parents appelés à faire le premier pas
Pour ce qui est des jeunes partacipants, il a été recommandé de toujours posés des questions et parler avec les parents sur la sexualité afin d’eviter de ramasser des informations ou conseils erronés hors de la famille. C’est ce qu’a recommandé Madame Aimerance WABINGWA, point focal du CPDKI Mabanga Sud, un des quartiers de la commune de Karisimbi en ville de goma, province du Nord-Kivu Kivu, ayant été formatrice en cette cette activité.
Une participante à cet atelier a estimé qu’il important de briser le tabou en famille car actuellement les informations sur la sexualité sont à l’heure et de toute part.
”Les sujets sont vraiment à l’heure et on peut prendre tout de toute part et aujourd’hui si l’on apprend mal de la sexualité par exemple au quartier, dans la communauté, c’est très risquant de pouvoir pratiquer ces choses de part soi même, il faut d’abord demander aux aînés au sein de la famille beaucoup plus aux parents et leurs demander tout ce qu’il faut et éviter de prendre les rumeurs et tout ce que l’on rencontre,” a recommandé Vanessa KILANDJI.
Les jeunes ayant répondu présent ont également soulevé le point de l’incapacité d’aborder les parents car certains parents paraissent inabordables.
” Aborder les parents est la chose qui nous intrigue, c’est pourquoi nous pouvons demander aux parents d’avoir la tendance de briser le tabou dans la famille parce que les enfants ont souvent des difficultés d’approcher les parents et leurs parler des choses qu’ils n’ont jamais entendu dans la famille. Mais par contre si ce sont les parents qui commencent c’est beaucoup plus facile de parler de toute chose concernant la sexualité,” a-t-elle poursuivi.
Les parents ne doivent pas attendre qu’un enfant ait plus que l’âge de la puberté pour lui parler de la sexualité car il doit être préparé dès son bas âgé du fait qu’aujourd’hui, beaucoup de jeunes filles sont porteuses d’une mauvaise réputation car elles n’ont pas bénéficié d’une collaboration sur la sexualité de la part de leurs parents et même d’autre violées et engrossées soit par leur propre pères ou domestique de la maison.
Vu tout ce qui precede madame Aimerance a donc recommandé aux parents d’avoir assez de temps de dialoguer avec leurs enfants et aux jeunes de chercher des manières pour rendre leurs parents abordables.
” Chers parents, efforçons-nous donc d’avoir le temps de nous mettre avec nos enfants afin de partager avec eux sur beaucoup de sujets et beaucoup d’aspects liés à la sexualité, ce qu’ils connaissent et ce qu’ils ne connaissent pas pour que la génération à venir soit bonne par rapport à celle-ci. Arrêtons de mal prôner la réputation de nos enfants car cela est dû au fait de manquer l’espace de s’exprimer ou s’expliquer auprès des parents,” a-t-elle recommandé, avant d’appeler les jeunes à faire de leurs parents leurs vrais amis.
” Faites de vos parents vos ami(e)s, apprenez à intervenir avec eux dans leurs petits travaux ménagers dans le but de leurs soutirer des conseils car dit-on, un enfant malin soutire à son parent les paroles lors d’une réunion,” a-t-elle conclut.
Zaïna Bwale Godlive

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