Après l’assassinat de Béatrice Manigera, âgée de 38 ans dans le village Rukoko en groupement Munigi dans le territoire de Nyiragongo, la nuit de mardi, 26 mai 2020, le Conseil Territorial de la Jeunesse de Nyiragongo ne supporte plus de compter les morts dans cette partie du Nord-Kivu.
Son président territorial ne s’explique pas pourquoi l’insécurité persiste dans ce territoire alors que les rapports y afférents sont toujours envoyés auprès des autorités compétentes pour qu’elles prennent des décisions pouvant mettre fin à ces tueries répetitives.
Kitalyaboshi Ndacho Eric appelle le gouverneur du Nord-Kivu à s’impliquer personnellement dans la question de l’insécurité dans le territoire de Nyiragongo afin qu’une solution définitive soit trouvée.
“Le CTJ sollicite au Gouverneur de Province de mettre un accent particulier sur le Territoire de Nyiragongo dans le domaine de la sécurité pour mettre fin aux différentes tueries qui s’observent à Nyiragongo au jour le jour,” a-t-il déclaré.
Cette implication du gouverneur de province passe par l’installation du vrai chef de la chefderie de Bukumu, estime la société civile du groupement Munigi. Son président croit dur comme fer que seule l’installation du Mwami Lebon Bakungu Bigaruka reste le remède indiscutable à la tête de la chefferie pour limiter les actions des bandits.
” L’insécurité grandissante en territoire de Nyiragongo serait dûe par la non installation du Mwami à la tête de la chefferie de Bukumu car les intérimaires se focalisent sur la perception de taxes et la sécurité ne les concernent pas,” a revelé Faustin Twagiramungu.
Pour rappel, l’insécurité a élu domicile dans le territoire de Nyiragongo se caractérisant par des cas de tueries et d’enlèvement.
Moussa Didy Bunakima

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