Plusieurs personnes toujours portées disparues dans certaines collines surplombant le groupement Basongora, et une trentaine des maisons détruites, voilà le bilan provisoire du glissement de terrain et de l’augmentation des fréquences pluvieuses, qui ont frappé le secteur de Ruwenzori jeudi 21 mai 2020.
Le coordonnateur du collectif des jeunes de Kasindi engagés pour la protection de la nature, Assistant Kasereka Vyambite, qualifie cette catastrophe de prévisible dans cette partie du grand Nord-Kivu.
A l’en croire, les drames illustrent les excès de la déforestation et de l’urbanisation sauvage, il y a d’abord les lieux tel que; Mumbiri, Matholu, Kizumbura, Karoro, Kahondo, Ngingi, Muramba, Lwandumbi, Kighuthu, Busololo, Kasale, Bukira et Buhira-Bughumirya.
Des agglomérations coincées entre les rivières et les collines escarpées, des maisons s’accrochent aux pentes raides, de fortes pluies peuvent tomber et couler simplement à travers les maisons et entraîner des calamités.
Plus d’arbres pour retenir la terre, plus de végétation pour ralentir l’eau, et quand la pluie devient diluvienne, le sol cède, a-t-il indiqué dans une brève adresse à lesvolcansnews.net samedi dernier.
Il sied également de noter que, d’avantage les personnes abattent des arbres pour faire place à des maisons et des champs faisant un circuit des tsunamis, étant donné que le développement évolue sans contrôle. Il y a la déforestation à grande échelle, elle vise non seulement le commerce du bois mais aussi l’extension des zones agricoles et d’habitation.
Les spécialistes s’accordent à dire que le réchauffement climatique va accroitre les pluies diluviennes et les dégâts qui vont avec, que ce soit des inondations destructrices ou des glissements de terrain. Les populations les plus pauvres seront fatalement les plus impactées.
PAUL ZAIDI

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