Le gouvernement congolais, à travers le ministère de l’enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) a signé un contrat avec l’UNICEF et la radio OKAPI pour essayer de sauver ce qui est encore à récupérer en matière d’éducation, après la suspension des cours à travers le décret instituant l’État d’urgence en RDC.
Un mois à la maison et dans les rues, le gouvernement congolais a jugé nécessaire de réveiller les consciences et d’éveiller les esprits des élèves en leur apportant des enseignements à distance à la place de les laisser croire que cette période est une prolongation des vacances suite à une rentrée scolaire en grève à laquelle la province du Nord-Kivu dans l’Est de la République Démocratique du Congo a fait face.
L’inspecteur principal provincial de l’enseignement et formation technique professionnelle, arts et métiers du Nord-Kivu, GASHAMBA Emmanuel, s’étant confié à lesvolcansnews.net ce mercredi 06 avril 2020, estime que ce programme avantage les élèves, car il vient leur donner espoir à croire que donc le gouvernement se souvient d’eux et se soucie de leur cause. C’est aussi un nouvel élan bien que les leçons en dispensation ne suivent pas le rythme normal des thèmes enregistrés sur le programme national du primaire mais au moins ce sont des nouvelles connaissances que les élèves et écoliers amagazinent et qui les amènent à une force intellectuelle.
En outre, un soucis s’impose par rapport au pourcentage que la dispensation des cours à distance atteint sur toute l’étendue de la République car en province du Nord-Kivu par exemple, la plupart des familles étant dans les fins fond des villages, n’ont pas accès à la télévision et à la radio à l’instar de Masisi, Walikale et tant d’autres territoires, n’ont peut être jamais entendues parler de la radio Okapi .
L’inspecteur principal provincial de l’enseignement et formation technique professionnelle, arts et métiers du Nord-Kivu dénonce cette discrimination.
”Le programme étant national, ce projet atteint une certaine catégorie d’enfants pendant que d’autres enfants ne bénéficient de rien, ils restent avec leurs anciennes connaissances, ce qui fait de ce projet, un projet discriminatoire,” a-t-il dénoncé.
Il suggère que prochainement ce programme soit élargi au secondaire et même au niveau supérieur.
Zaina Bwale Godlive

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