Plus de 17 000 ménages ayant fui les affrontements armés dans les territoires de Masisi et de Kalehe vivent actuellement dans des conditions difficiles dans le groupement Waloa Loanda, en territoire de Walikale. Les autorités locales et sanitaires alertent sur l’urgence humanitaire et sollicitent l’intervention des organisations d’aide.
La situation reste alarmante pour les populations déplacées installées dans le groupement Waloa Loanda, en territoire de Walikale, au Nord-Kivu.
Au total, 17 755 ménages ont trouvé refuge dans cette partie du territoire après avoir fui les combats entre l’AFC/M23 et les FARDC soutenues par les Wazalendo, enregistrés en août dernier dans plusieurs zones de Masisi et de Kalehe.
Ces familles proviennent notamment des groupements Ufamandu 1er et 2, dans le territoire de Masisi, ainsi que de Ziralo, dans le territoire voisin de Kalehe, au Sud-Kivu.
À Waloa Loanda, elles sont réparties dans plusieurs villages, notamment Biriko, Busurungi, Lukaraba, Manje, Myanga et Malembe.
Arrivées dans la précipitation, ces personnes ont laissé derrière elles leurs habitations, leurs biens et leurs principales sources de revenus. Elles ont aujourd’hui besoin de nourriture, d’abris, d’eau potable, de soins médicaux ainsi que de produits essentiels pour leur vie quotidienne.
Le chef de groupement de Waloa Loanda, Mwami Asili Mafuluko, explique que l’accueil de ces déplacés repose essentiellement sur les moyens limités des communautés locales.
« Ces déplacés vivent essentiellement grâce à la solidarité des familles qui les accueillent. Mais ces familles d’accueil sont elles aussi affectées par la situation. Nous avons donc besoin d’une assistance urgente pour répondre aux besoins des déplacés et de leurs familles d’accueil », plaide Mwami Asili Mafuluko.
Dans le secteur sanitaire, les difficultés sont également importantes. La zone de santé d’Itebero, qui couvre cette partie du territoire, connaît une pénurie de médicaments dans plusieurs structures sanitaires.
L’afflux de nouveaux patients augmente davantage la pression sur des formations médicales déjà confrontées à des moyens limités. Selon les autorités sanitaires, l’absence actuelle de partenaires humanitaires dans ce secteur complique la réponse aux besoins de la population.
Le médecin chef de zone d’Itebero, Dr Alain Tubibu, demande l’appui des organisations intervenant dans le domaine de la santé.
« Nos structures sanitaires n’arrivent plus à prendre correctement en charge les malades à cause de la rupture des médicaments. La zone de santé ne dispose actuellement pas de partenaires d’appui. Nous sollicitons donc les organisations humanitaires œuvrant dans le domaine de la santé pour qu’elles puissent nous accompagner en médicaments », souligne Dr Alain Tubibu.
Alors que les besoins continuent de s’accumuler, les responsables locaux et sanitaires de Waloa Loanda appellent à une réponse humanitaire rapide. Ils estiment que cette assistance doit bénéficier aussi bien aux ménages déplacés qu’aux familles d’accueil, elles-mêmes confrontées aux conséquences de la crise sécuritaire.
La rédaction

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