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Walikale : la zone de santé alerte sur la hausse des cas de violences basées sur le genre

Walikale : la zone de santé alerte sur la hausse des cas de violences basées sur le genr

La lutte contre les violences basées sur le genre prend une nouvelle dimension dans la zone de santé de Walikale. Plus de 50 cas sont rapportés chaque mois depuis le début de l’année 2026, selon le médecin chef de zone, Dr Richard Bingi.

Ces chiffres ont été communiqués samedi 8 août, lors du lancement officiel d’un projet destiné à renforcer l’assistance aux survivant(e)s des violences basées sur le genre, la prévention et la réponse à l’exploitation et aux abus sexuels, ainsi que l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive.

Cette initiative est mise en œuvre par Heal Africa, avec un financement du Fonds central d’intervention d’urgence des Nations unies (CERF), à travers l’UNFPA, pour une durée de six mois.

Le médecin chef de zone de santé de Walikale, Dr Richard Bingi, indique que les femmes et les jeunes filles sont particulièrement exposées aux violences enregistrées. Il souligne que ces actes affectent non seulement leur intégrité physique, mais également leur équilibre psychologique.

« Depuis le début de l’année, nous constatons régulièrement plus de 50 cas de violences basées sur le genre chaque mois. Les femmes et les jeunes filles sont particulièrement concernées. Au-delà des blessures physiques, ces violences peuvent entraîner de lourdes conséquences psychologiques. Il est donc important de renforcer les mécanismes de prévention et surtout de garantir une prise en charge appropriée des survivantes », a-t-il déclaré.

Pour le responsable de la zone de santé, l’accompagnement des victimes doit dépasser le cadre médical. Il appelle à une intervention impliquant les services de santé, les structures judiciaires, les acteurs psychosociaux et les mécanismes d’accompagnement communautaire.

« La prise en charge d’une survivante ne doit pas s’arrêter aux soins médicaux. Il faut également assurer un soutien psychologique, faciliter l’accès à la justice et accompagner la personne dans son processus de réintégration sociale. Ce projet va nous permettre de renforcer cette approche et d’améliorer la qualité de l’assistance offerte aux survivantes dans notre zone de santé », a-t-il ajouté.

Pour cette première phase d’intervention, les aires de santé de Lusambo, Ndjingala et Biruwe ont été retenues parmi celles enregistrant davantage de cas.

Heal Africa prévoit d’y renforcer l’accès aux soins médicaux, au soutien psychosocial, aux services de santé sexuelle et reproductive, ainsi qu’aux mécanismes d’orientation et d’accompagnement des survivantes.

Delcasse Lukumbu, responsable du volet RSE au sein de Heal Africa, explique les contours de l’intervention.

« Notre intervention vise à rapprocher les services des survivantes dans les zones ciblées. Il est notamment prévu un accompagnement médical et psychosocial, l’orientation vers les services appropriés, ainsi que des activités de prévention et de sensibilisation. Nous allons aussi travailler avec les différents acteurs afin d’améliorer le référencement et la prise en charge des cas », a-t-elle expliqué.

La cérémonie de lancement a également réuni les autorités politico-administratives locales. Celles-ci ont promis de soutenir le projet et de faciliter la collaboration entre les différents intervenants.

Représentant l’administrateur du territoire de Walikale, le commissaire supérieur Itula a réaffirmé l’engagement des autorités à accompagner cette initiative.

« Notre engagement doit être collectif, coordonné et permanent. Les autorités politico-administratives de Walikale réaffirment leur disponibilité à accompagner ce projet et à faciliter la collaboration entre les différents acteurs. Nous souhaitons que cette initiative puisse réellement bénéficier aux personnes qui en ont le plus besoin, notamment dans les communautés affectées par les crises humanitaires », a-t-il déclaré.

Les autorités insistent par ailleurs sur la nécessité de renforcer le recours à la justice dans le traitement des dossiers de violences basées sur le genre, afin de lutter contre l’impunité et de contribuer à la réduction des cas.

Pendant les six mois prévus pour sa mise en œuvre, ce projet entend ainsi améliorer l’accès des survivantes aux services essentiels, renforcer leur accompagnement et contribuer à une meilleure prévention des violences basées sur le genre dans la zone de santé de Walikale.

La rédaction

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