Plus de 1 500 élèves de Banakindi, dans le groupement Kisimba, territoire de Walikale, au Nord-Kivu, risquent de reprendre les cours sans salles de classe dès septembre 2026, après la destruction de plusieurs écoles durant la période de guerre, poussant la notabilité locale à solliciter une intervention urgente.
Dans cette localité située dans l’est de la République démocratique du Congo, plusieurs établissements scolaires de la sous-division provinciale de l’Éducation nationale Walikale 3 restent privés de leurs bâtiments. Les écoles primaires Mwirya, Mindjendje et Katobo, ainsi que l’Institut Mpety, figurent parmi les établissements concernés.
D’après des sources locales, plusieurs salles de classe ont été détruites au cours des affrontements. Des planches ayant servi à leur construction auraient été utilisées comme bois de chauffage, tandis que des livres, cahiers et autres matériels scolaires auraient également été incendiés.
« Nos enfants veulent étudier, mais ils n’ont plus de salles de classe où aller. Les bâtiments ont été détruits et même les matériels scolaires ont disparu. Nous demandons aux autorités de ne pas oublier Banakindi », plaide un notable de la localité.
À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue au début du mois de septembre, la situation inquiète davantage les familles. Plus de 1 500 enfants pourraient être concernés par l’absence d’infrastructures adaptées dans cette partie du territoire de Walikale.
Après plusieurs mois passés loin de leurs villages en raison de l’insécurité, des familles ont progressivement regagné leurs milieux d’origine. Leur retour ne s’accompagne toutefois pas encore d’une restauration suffisante des infrastructures essentielles, notamment dans le secteur de l’éducation.
Barthelemy Bakangana, secrétaire administratif de la localité de Banakindi, appelle les autorités et les partenaires du secteur éducatif à intervenir avant la reprise des cours.
« Les habitants sont revenus dans leurs villages, mais ils trouvent des écoles détruites. Si rien n’est fait rapidement, nos enfants seront encore une fois privés de leur droit à l’éducation. Nous lançons donc un appel aux autorités et aux organisations qui interviennent dans le secteur de l’éducation », insiste-t-il.
La notabilité demande notamment la réhabilitation des bâtiments scolaires, mais aussi la fourniture de bancs-pupitres, de manuels, de cahiers et d’autres matériels nécessaires au fonctionnement des établissements.
Lavie Changwi, secrétaire administratif du groupement Kisimba, estime que la reconstruction des écoles doit figurer parmi les priorités avant la rentrée.
« Nous souhaitons que la rentrée scolaire puisse effectivement avoir lieu ici comme ailleurs. Il faut reconstruire ces écoles afin que les enfants retournés avec leurs familles puissent retrouver le chemin de l’école dans des conditions dignes », affirme-t-il.
Situé au nord-ouest de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, le territoire de Walikale est l’un des plus vastes territoires de cette province. La localité de Banakindi se trouve dans le groupement Kisimba, où plusieurs familles ont été affectées par les violences et les déplacements de population.
Les destructions enregistrées dans les établissements scolaires ont aggravé les difficultés rencontrées par les familles de retour. Alors que la rentrée scolaire 2026-2027 approche, la reconstruction des écoles de Mwirya, Mindjendje, Katobo et de l’Institut Mpety reste donc attendue par les habitants afin d’éviter une nouvelle interruption de la scolarité des enfants.
Elisé Kant

0 Comments