Les enseignants des écoles primaires et secondaires du territoire de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu, traversent une période particulièrement difficile en raison des retards répétés dans le paiement de leurs salaires. Cette situation, qui perdure depuis plusieurs mois, suscite une vive inquiétude au sein du corps enseignant et compromet les conditions de vie de nombreuses familles.
Face à cette réalité, la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), coordination territoriale de Kalehe, interpelle le Gouvernement congolais afin qu’il respecte scrupuleusement le calendrier mensuel de paiement des enseignants. L’organisation estime que ces retards plongent les professionnels de l’éducation dans une précarité croissante, alors qu’ils constituent le pilier de la formation des générations futures.
Selon Benjamin Mungazi, président de la Nouvelle Société Civile de Kalehe, les enseignants dépendent essentiellement des salaires versés sur leurs téléphones mobiles pour subvenir aux besoins de leurs ménages.
« Les enseignants souffrent énormément à cause du non-respect du calendrier de paie. Nous demandons au Gouvernement national, à la ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, Raïssa Malu, ainsi qu’à toutes les autorités compétentes, de s’impliquer afin que les salaires soient payés à temps chaque mois. C’est souvent leur seule source de revenus pour faire vivre leurs familles », déclare Benjamin Mungazi.
La société civile rappelle que les enseignants jouent un rôle déterminant dans le développement du pays en assurant la formation des cadres de demain dans tous les secteurs de la vie nationale. Pour cette raison, elle estime qu’ils méritent davantage de considération et le respect de leurs droits.
Au-delà du respect du calendrier de paie, l’organisation formule également une revendication en faveur d’une amélioration substantielle des conditions salariales des enseignants. Elle propose qu’à partir de l’année 2027, leur rémunération mensuelle soit portée à 500 dollars américains, tout en garantissant un paiement régulier via leurs téléphones mobiles.
« Nous demandons que les enseignants soient respectés et rétablis dans leurs droits. Ils sont à la base de la formation des cadres de notre pays. Pour l’année 2027, nous plaidons pour un salaire mensuel de 500 dollars, payé à temps sur leurs téléphones afin d’améliorer leurs conditions de vie et celles de leurs familles », insiste Benjamin Mungazi.
La Nouvelle Société Civile de Kalehe espère que cet appel sera entendu par les autorités nationales. Elle estime qu’un paiement régulier et une revalorisation salariale contribueraient non seulement à restaurer la dignité des enseignants, mais aussi à renforcer la qualité de l’enseignement en République démocratique du Congo.
La rédaction

0 Comments