Le Centre commercial de Biréré connaît une baisse notable des prix des denrées alimentaires en cette fin d’année 2025. Toutefois, aucun engouement n’est signalé car les acheteurs y sont en compte goûte font savoir certains commerçants.
Certes ce centre commercial de Goma est abondé et inondé des gens en cette période de festivités de fin d’année, mais nombreux y sont rien que pour la curiosité et non pas pour les achats, déplorent de l’autre côté ces commerçants rencontrés ce samedi 27 décembre 2025, deux jours après la Noëlle et quelques jours avant la fête de nouvel an.
Ils indiquent que sur les étalages, les produits de base restent disponibles, riz, haricots, farine de maïs, huile végétale, légumes ainsi que différentes variétés de viande, et le prix a d’ailleurs été revu à la baisse par rapport aux festivités des années précédentes mais en dépit de tout cela, l’affluence de clients demeure faible.
Les commerçants expliquent que la baisse des prix n’a pas suffi à stimuler les ventes. Selon eux, le principal obstacle reste la faible circulation de la monnaie dans les chefs des habitants, dû à la fermeture des banques et de l’aéroport international de Goma.
« L’annee passée, la viande se vendait entre 14 et 16 mille francs congolais, aujourd’hui, la viande de chèvre est restée à 14 mille francs, et celle de bœuf est descendue entre 12 et 12 mille 500 francs, mais les clients ne viennent plus comme avant », témoigne un vendeur interrogé au ront point Rutshuru de Biréré
Du côté des acheteurs, le constat est similaire. Plusieurs reconnaissent que certains produits sont devenus plus abordables, mais estiment que leur pouvoir d’achat ne leur permet pas d’augmenter leurs dépenses alimentaires.
« Les pommes de terre, par exemple, se vendent aujourd’hui entre 800 et 950 francs alors qu’elles coûtaient 1 200 francs auparavant. Le haricot aussi a baissé, mais l’engouement n’est plus le même », confie un client rencontré sur place.
Dans les différentes artères du centre commercial de Biréré, vendeurs et acheteurs s’accordent à dire que la conjoncture économique actuelle pèse lourdement sur les échanges.
Malgré l’approche des fêtes de fin d’année, la reprise de l’activité commerciale reste timide, et beaucoup espèrent une amélioration progressive dans les semaines à venir. Toute fois, ils plaident pour l’implication des autorités et des humanitaires pour qu’ils puissent également fêter le nouvel an comme tant d’autres citoyens.
Victoire Muliwavyo










