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Rutshuru : au moins 25 camions de pierres calcaires quittent quotidiennement Biruma vers le Rwanda et le Kenya

Au moins vingt-cinq camions chargés de pierres calcaires quitteraient chaque jour la localité de Biruma, dans la chefferie de Bwisha, en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, à destination du Rwanda et du Kenya. Ce mouvement, signalé depuis le 3 octobre 2026 par plusieurs sources locales, suscite des inquiétudes quant à l’exploitation des ressources naturelles congolaises dans une zone échappant au contrôle des autorités de la République démocratique du Congo.

Selon les témoignages recueillis auprès de sources locales, l’évacuation de ces matériaux s’effectuerait quotidiennement, avec un ballet de camions qui aurait pris de l’ampleur ces derniers jours. Les mêmes sources affirment que les opérations d’exploitation et de transport se dérouleraient sous une surveillance étroite, avec l’escorte d’éléments présentés comme appartenant à l’armée rwandaise.

Les pierres extraites à Biruma constituent une matière première importante pour l’industrie de la construction, notamment pour la fabrication du ciment. D’après les informations rapportées localement, les cargaisons seraient acheminées vers des unités industrielles situées au Rwanda et au Kenya. Toutefois, la destination exacte des différents chargements ainsi que les volumes réellement exportés restent à établir de manière indépendante.

Cette situation intervient en cette periode d’occupation de certaines parties du territoire de Rutshuru par des forces hostiles au gouvernement congolais. L’absence de contrôle effectif des services compétents soulève des interrogations sur les conditions d’exploitation de cette carrière, la traçabilité des produits extraits et le respect des dispositions légales régissant les ressources minières et les matériaux de construction en RDC.

Au-delà des préoccupations sécuritaires, cette exploitation présumée pose la question des retombées économiques pour les communautés locales et pour l’État congolais. Si les faits rapportés sont confirmés, l’exportation régulière de ces ressources sans contrôle des autorités nationales pourrait entraîner un manque à gagner pour le Trésor public et priver les populations riveraines des bénéfices liés à l’exploitation de leur patrimoine naturel.

Aucune précision n’est fournie concernant les quantités exactes extraites, les éventuelles autorisations d’exploitation ou les réactions officielles des autorités congolaises, rwandaises et kényanes.

La rédaction

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