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Rencontre de la Grande Orientale : Isaac Lebisabo refuse que l’Ituri serve de figurant

À quelques jours de la rencontre des filles et fils de la Grande Orientale, prévue du 7 au 11 novembre 2026, le député provincial Isaac Lebisabo, élu du territoire d’Irumu, sort de son silence. Dans une déclaration au ton ferme, il dénonce la marginalisation de l’Ituri dans l’organisation de cette rencontre.

Selon lui, la province est largement minoritaire dans la représentation, alors que la Tshopo, le Haut-Uele et le Bas-Uele y occupent la quasi-totalité des places. Pour l’élu d’Irumu, une telle configuration ne permet pas de parler au nom de toute la Grande Orientale.

Isaac Lebisabo rappelle que depuis le démembrement de l’ancienne Province Orientale, les quatre provinces sont distinctes et égales en dignité institutionnelle. Aucune ne peut s’arroger le droit de parler ou de décider pour les autres.

Il précise que sa démarche ne remet pas en cause le droit des responsables politiques d’organiser une rencontre pour soutenir le Chef de l’État et les institutions de la République. Ce qu’il conteste, c’est la prétention à présenter comme unanime une position prise sans l’Ituri.

« Le problème n’est pas le soutien au Chef de l’État. Le problème est celui de la représentativité, de l’équilibre et du respect entre les provinces », insiste-t-il.

Pour le député provincial, l’Ituri n’est ni une province secondaire, ni une simple réserve de mobilisation politique. Elle dispose de ses institutions, de ses élus, de ses leaders et d’une population dont la voix mérite d’être entendue.

Il met en garde contre toute tentative de transformer la Grande Orientale en instrument de positionnement, de conquête ou de conservation du pouvoir. Selon lui, l’unité ne doit pas signifier que la majorité impose sa volonté à la minorité.

Malgré cette dénonciation, Isaac Lebisabo se dit ouvert à toute initiative qui renforce l’unité nationale et la stabilité du pays, à condition qu’elle repose sur la consultation et la participation de tous.

Pour lui, la Grande Orientale appartient à ses quatre composantes. L’Ituri restera disponible pour une démarche véritablement inclusive, mais refusera que son identité soit utilisée sans une représentation digne et équitable.

Rédaction

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