À LA UNE

RDC/Politique : Samy Adubangu s’attaque frontalement à la C64 et demande aux services de les arrêter dès leur retour de Rome

RDC/Politique : Samy Adubangu s’attaque frontalement à la C64 et demande aux services de les arrêter dès leur retour de Rome

L’ancien vice-ministre de la Défense nationale, Samy Adubangu, est sorti de son silence. Dans une vidéo devenue virale ce jeudi 29 octobre, l’homme politique iturien s’en est pris violemment aux membres de la C64, une plateforme de l’opposition.

Son intervention, captée en marge du Forum National de la Jeune Fille à Kinshasa, répondait à l’origine à une question d’une jeune participante sur les mécanismes à mettre en place pour que les femmes et les jeunes revendiquent leur place et leurs droits.

Pour Samy Adubangu, il n’existe aucun mécanisme tout fait. « Vous devez vous battre. Si vous ne vous battez pas pour chercher vos places, vous vous battrez en vain », a-t-il lancé, avant de faire un parallèle avec la situation politique actuelle du pays.

Selon lui, la classe politique congolaise actuelle « semble être une classe politique qui ne marche pas pour le bien-être de la population ». Il estime qu’elle a montré ses limites et n’a plus de vision pour les jeunes et les femmes qui continuent de pleurer.

C’est dans ce contexte qu’il a directement ciblé la C64. Il accuse ce regroupement de n’avoir jamais condamné l’agression dont est victime la RDC, et de n’avoir jamais accepté que l’ancien président Joseph Kabila est dans la rébellion.

Il rappelle que les mêmes acteurs organisaient des marches à Kinshasa pour réclamer le dialogue, sans jamais parler de la condamnation de l’agression rwandaise ni de la position de Joseph Kabila.

Sa plus grande indignation porte sur le revirement actuel. « Curieusement à notre grande surprise, cette C64 se fait maintenant médiatrice ou médiateur entre Kabila et le Président de la République », dénonce l’ancien vice-ministre, alors que la guerre dans l’Est est, selon lui, clairement une guerre d’agression menée par le Rwanda.

Pour Samy Adubangu, cette attitude prouve que ces opposants « marchent sans vérité, parce qu’ils n’ont pas d’état d’âme ». Il estime qu’ils n’ont pas l’esprit d’aider ceux qu’il faut aider et qu’ils créent la confusion dans le débat national.

Il va plus loin et demande une action des services de renseignement. Il dit avoir demandé dès sa première sortie médiatique, après que Kabila se soit proclamé, que « les services de la République doivent s’occuper d’eux ».

A ses yeux, la preuve est désormais faite : “Ce sont des infiltrés des Rwandais qui sont avec nous ici. Ils n’ont pas leur place”. Il ne reconnaît ni opposition armée, ni opposition civile dans leur démarche.

Son message est sans équivoque : “Qu’ils quittent Rome, qu’ils partent directement là-bas, rejoindre carrément Kabila et le Rwanda au lieu de nous embrouiller ici”. Pour lui, il faut choisir son camp clairement.

Samy Adubangu conclut que le pays est face à une question de vie ou de mort. Il faut, selon lui, “nettoyer cette classe politique vieillissante qui nous a fait perdre beaucoup de temps pour que nous puissions respirer et que chaque Congolais ait sa place”.

Nickson Manzekele

0 Comments

Leave a comment