L’opposant congolais Martin Fayulu a annoncé, mardi 15 septembre 2026 à Kinshasa, des poursuites judiciaires contre Félix Tshisekedi, son gouvernement et l’Hôtel de ville, après les troubles ayant marqué la marche de la C64 contre tout changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
« Ce que j’ai vu aujourd’hui est extrêmement grave », a déclaré Martin Fayulu après la marche organisée par la coalition C64 à Kinshasa, capitale de la RDC, pour dénoncer toute modification ou tout changement de la Constitution.
Le président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDE) a annoncé que la C64 entend engager des démarches judiciaires contre les autorités qu’elle tient pour responsables des événements survenus durant cette journée de mobilisation.
« La prochaine étape, c’est de traduire Tshisekedi, son gouvernement et l’Hôtel de ville de Kinshasa devant les Tribunaux nationaux et des instances internationales », a déclaré Martin Fayulu.
L’opposant congolais a également fait état de plusieurs blessés et de possibles pertes en vies humaines lors des troubles. Il a attribué les violences à la Force du progrès, une structure liée à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi).
Martin Fayulu n’a toutefois pas précisé le nombre de personnes blessées ni le bilan exact des éventuelles pertes en vies humaines.
Des échauffourées ont éclaté mardi 15 septembre à la 11e rue, dans la commune de Limete, à Kinshasa, en marge de la marche de l’opposition contre toute modification ou tout changement de la Constitution. La Police nationale congolaise est intervenue pour disperser les manifestants, faisant usage de gaz lacrymogènes.
Des affrontements ont également opposé des participants à la marche à des militants de l’UDPS, parti au pouvoir. Ces incidents ont marqué une mobilisation au cours de laquelle la C64 entendait réaffirmer son opposition à toute initiative visant à modifier ou changer la Constitution.
Après cette mobilisation, Martin Fayulu a également rappelé les principales revendications portées par la coalition de l’opposition. « Notre mémo est verbal », a-t-il poursuivi, avant d’énumérer trois points : « 1° Il n’est nullement question de changer la Constitution. 2° Il n’est nullement question d’un 3e mandat. 3° Il n’est nullement question de balkaniser le pays. »
Ces déclarations interviennent dans un climat politique marqué par des désaccords persistants entre le pouvoir et une partie de l’opposition autour de l’avenir de la Constitution et de la gouvernance du pays. La marche de la C64 du mardi 15 septembre 2026 à Kinshasa, ville située dans l’ouest de la RDC, a ainsi été suivie de tensions entre manifestants, militants du parti au pouvoir et forces de l’ordre.
ELISE KANT

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