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Nord-Kivu : les femmes de Goma plaident pour une participation accrue aux initiatives de paix en RDC

 

Un appel au renforcement de la participation des femmes au processus de paix a été lancé vendredi 31 juillet 2026 à Goma, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, par la Synergie Femmes pour la Paix et Sécurité, afin de promouvoir la non-violence et une paix durable.

Organisée à l’occasion de la Journée internationale de la femme africaine, cette rencontre a réuni des femmes issues de plusieurs territoires de la partie sud de la province du Nord-Kivu, des responsables d’organisations féminines ainsi que des représentants de groupes souvent marginalisés. Les échanges ont porté sur le rôle des femmes dans la prévention des violences, la consolidation de la paix et le relèvement des communautés.

« Aujourd’hui, en cette grande fête de la femme africaine, nous avons lancé un appel aux partenaires nationaux et internationaux ainsi qu’au Gouvernement de la RDC de renforcer la participation de la femme dans le processus de paix, car nous ne voulons plus de la guerre. Nous voulons que les armes se taisent », a déclaré Rachel Mululu, point focal de la Synergie Femmes pour la Paix et Sécurité.

Elle a regretté que cette célébration soit passée presque inaperçue dans la province. Selon elle, la Synergie a tenu à maintenir cette activité afin de sensibiliser les femmes et les partenaires sur l’importance d’une implication effective des femmes dans les initiatives de paix à travers des approches fondées sur la non-violence.

Au cours de cette rencontre, plusieurs thématiques ont été développées autour de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui encourage la participation des femmes à tous les niveaux des processus de prévention, de gestion et de règlement des conflits, tout en renforçant leur protection.

« Au cours des débats, nous avons insisté sur la prévention. Il faut prévenir les conflits, prévenir la guerre. C’est pourquoi nous demandons que les armes se taisent, afin de commencer à travailler sur le relèvement communautaire », a ajouté Rachel Mululu, avant de rappeler les nombreuses difficultés auxquelles les femmes restent confrontées.

Les participantes ont également insisté sur la nécessité de faire entendre davantage la voix des femmes dans les mécanismes de prise de décision et dans toutes les initiatives visant à restaurer la stabilité dans les provinces affectées par les violences.

Présente à cette rencontre, Nsii Balume Ruphine, représentante des femmes pygmées, a salué l’initiative de la Synergie Femmes pour la Paix et Sécurité. Elle a estimé que ce forum constitue une occasion importante pour permettre aux femmes autochtones de contribuer aux réflexions sur la paix et le développement de leurs communautés.

De son côté, Léa Ziraji, coordonnatrice de l’Association Compassion Albinos à Goma, est revenue sur les perspectives de dialogue en République démocratique du Congo. Elle a invité les différents acteurs à privilégier la paix, la réconciliation nationale et la cohésion sociale, tout en rejetant les discours de haine et le tribalisme.

Les participantes ont, à l’issue des travaux, réaffirmé leur engagement à poursuivre les actions de sensibilisation dans leurs communautés afin de promouvoir la culture de la paix, le vivre-ensemble et la participation des femmes aux initiatives locales et nationales.

Située dans l’est de la République démocratique du Congo, la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, accueille régulièrement des initiatives en faveur de la paix en raison des défis sécuritaires auxquels fait face la région. La Journée internationale de la femme africaine, célébrée chaque 31 juillet, a été évoquée pour la première fois lors de la Conférence des femmes africaines tenue à Dar es Salaam, en Tanzanie, le 31 juillet 1962. L’édition 2026 était placée sous le thème : « Femme africaine, pilier du développement durable, actrice du changement pour l’Afrique de demain ».

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