La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas, a appelé, mercredi, le nouveau Congrès américain à maintenir son soutien à l’Ukraine et à accentuer la pression sur la Russie, tandis que des responsables politiques américains et sud-africains ont évoqué leurs attentes après les élections de mi-mandat aux États-Unis.
« J’espère que le nouveau Congrès et le nouveau Sénat continueront à soutenir l’Ukraine et à exercer davantage de pression sur la Russie », a déclaré Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne.
Elle a également insisté sur l’importance de la coopération entre Washington et les capitales européennes pour favoriser une issue à la guerre en Ukraine. « L’Europe et les États-Unis sont beaucoup plus forts lorsqu’ils sont unis. Le renforcement de la pression permettrait d’adresser un message clair à la Russie pour l’inciter à mettre fin à la guerre », a-t-elle ajouté.
Aux États-Unis, le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, a pour sa part réclamé l’arrêt de la guerre en Iran, au lendemain des résultats électoraux défavorables aux républicains. Selon le média libanais L’Orient-Le Jour, il a dénoncé le manque de clarté de l’administration de Donald Trump sur les objectifs militaires poursuivis.
« Le peuple américain ne sait pas pour quelle raison nous nous battons en Iran. Il (Donald Trump) n’a jamais clarifié les choses. Il change d’avis au jour le jour, voire d’une minute à l’autre. Cette guerre doit prendre fin », a affirmé Chuck Schumer.
En Afrique australe, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a exprimé l’espoir d’une amélioration des relations diplomatiques entre Pretoria et Washington. Cette déclaration intervient après plusieurs mois de différends entre les 2 pays, marqués notamment par des mesures de rétorsion américaines contre l’Afrique du Sud.
« Je pense que cette nouvelle majorité va ouvrir le début d’une nouvelle ère dans les relations internationales. Nous espérons que, sur le plan bilatéral, il y aura un rapprochement des points de vue qui nous permettra de trouver la bonne voie à suivre », a déclaré Cyril Ramaphosa, selon Africa Radio.
Ces réactions illustrent les attentes suscitées à l’échelle internationale par les élections de mi-mandat américaines. Les résultats pourraient influencer les orientations de Washington sur plusieurs dossiers diplomatiques, notamment la guerre en Ukraine, les opérations militaires en Iran et les relations avec ses partenaires africains. Les divergences entre Washington et Pretoria s’inscrivent dans une période de relations bilatérales déjà fragilisées par des désaccords politiques et économiques.

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