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Masisi : à Ngungu, les déplacés du groupement Ufamandu 1er confrontés à la faim et au manque de soins médicaux

 

La crise humanitaire continue de susciter des inquiétudes dans le groupement Ufamandu 1er, en territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Des familles déplacées à la suite des affrontements armés dans cette partie de la province vivent dans des conditions précaires, caractérisées notamment par l’insuffisance alimentaire et les difficultés d’accès aux soins de santé.

D’après des sources locales, plusieurs de ces personnes ont trouvé refuge à Ngungu, où elles tentent de faire face aux besoins essentiels malgré le manque d’assistance humanitaire. Depuis leur arrivée, elles déclarent n’avoir reçu aucune aide alimentaire et ne disposent pas de moyens suffisants pour assurer la prise en charge médicale des membres de leurs familles.

« Nous avons fui la guerre pour sauver nos vies, mais nous sommes confrontés à d’autres difficultés ici. Nous manquons de nourriture et nous ne savons pas comment prendre en charge nos proches lorsqu’ils tombent malades », témoigne l’une des personnes déplacées.

À la précarité alimentaire s’ajoute la perturbation des services sanitaires. Plusieurs structures de santé de la région seraient fermées en raison du manque de médicaments et d’intrants médicaux, réduisant ainsi les possibilités de prise en charge des malades. Cette situation accentue la vulnérabilité des populations déplacées, particulièrement celle des enfants, des femmes enceintes et des personnes âgées.

Face à ces difficultés, les familles affectées redoutent une détérioration supplémentaire de leurs conditions de vie si une réponse humanitaire n’est pas rapidement organisée.

« Nous avons besoin d’une aide urgente, surtout en nourriture et en médicaments. Sans intervention, les conditions de vie risquent de se détériorer davantage », alerte un autre déplacé.

Ces populations lancent ainsi un appel aux organisations humanitaires, aux autorités compétentes et aux personnes de bonne volonté afin qu’elles leur apportent une assistance adaptée à leurs besoins prioritaires, notamment dans les domaines de l’alimentation et de la santé.

L’ampleur exacte de cette crise reste toutefois difficile à établir. Aucun chiffre précis n’est actuellement disponible concernant le nombre de ménages déplacés dans le groupement Ufamandu 1er, en l’absence d’un dénombrement permettant d’évaluer leurs besoins.

Ces déplacements font suite aux affrontements opposant l’AFC/M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants Wazalendo, dans plusieurs localités du groupement, notamment à Remeka, Katuunda et Kaleta. Les violences armées continuent ainsi de fragiliser les conditions de vie des civils et d’accroître les besoins humanitaires dans cette partie du territoire de Masisi.

La rédaction

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