Lubero : 5 centres de santé ferment leurs portes à cause de l’activisme de l’ADF à Biena

Au moins cinq centres de santé ont fermé leurs portes dans la zone de santé de Biena, en territoire de Lubero, à la suite de l’insécurité provoquée par les massacres attribués aux ADF.

Cette situation a contraint les personnels soignants, les malades ainsi que la population à se déplacer vers des zones jugées plus sûres, fait savoir Muhindo Mudekwa, infirmier responsable du centre de santé de Ngubi.

Il précise que cette fermeture intervient après le massacre de 21 civils en seulement dix jours. Il souligne que la réouverture des structures dépendra du retour de la paix et de la sécurité dans la région.

“Si nous parvenons à fermer les structures sanitaires de MAUSA, MANDERIA, KIREYA, ITENDI, MUSENGI, MASOYA et NGUBI, c’est parce que nous voyons que notre vie est en danger. Toute la population a déjà quitté ces zones. Nos activités s’effectuent dans des zones habitées. Nous avons jugé préférable de fermer les portes de nos structures parce que nous ne pouvons pas exposer notre vie au danger. Il faut que le gouvernement trouve une solution à ce problème. Il faut que notre sécurité soit bien garantie, nous sommes prêts à y retourner pour rouvrir les structures sans problème. Et si la population y retourne, nous pourrons reprendre nos services”, a-t-il indiqué.

Il faut dire que l’activisme des présumés ADF devient de plus en plus récurrent dans le secteur de Bapere, où, depuis novembre dernier, des villages sont les théâtres des incursions de ces terroristes.

Le 15 novembre dernier, 29 civils ont péri dans une nouvelle attaque ADF ayant ciblé la localité de Biambwe, toujours dans le secteur de Bapere. Parmi les victimes, 17, dont 4 femmes allaitantes, étaient des patients sur le lit de l’hôpital, internés dans le centre de santé de Byambwe.

Suite à cette attaque, l’intersyndicale des agents de santé de la zone de santé de Biena, située en territoire de Lubero, avait décidé de suspendre ses activités, des activités qui peinent à reprendre jusqu’à aujourd’hui, révèlent nos sources.

Victoire Muliwavyo