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Beni : la fermeture prolongée de la frontière avec l’Ouganda pénalise les agriculteurs et fait flamber les prix

La fermeture prolongée de la frontière entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda commence à avoir de lourdes conséquences sur les activités économiques dans le secteur de Ruwenzori, en territoire de Beni, au Nord-Kivu.

Selon la société civile locale, plusieurs produits agricoles destinés principalement au marché ougandais ne parviennent plus à être évacués et se détériorent sur place. Il s’agit notamment des bananes plantains, des produits dérivés du palmiste, du café et du cacao.

Cette situation fragilise davantage les agriculteurs et les opérateurs économiques locaux, déjà confrontés aux difficultés liées à la situation sécuritaire et à la baisse des échanges commerciaux transfrontaliers.

Par ailleurs, la fermeture de la frontière entraîne une pénurie de plusieurs produits de première nécessité habituellement importés d’Ouganda. La viande, les épices ainsi que divers produits manufacturés deviennent de plus en plus rares sur les marchés de Ruwenzori, avec une hausse importante des prix.

Ricardo Rupande, président de la société civile de Ruwenzori, alerte sur l’aggravation de la situation économique et appelle les autorités à agir rapidement.

«« La viande, les épices et les produits manufacturés se font rares et leurs prix ont vertigineusement augmenté sur le marché », déplore-t-il.

Face à cette situation, la société civile demande aux autorités congolaises d’accélérer la riposte contre la maladie à virus Ebola, afin de réduire les risques sanitaires à l’origine des restrictions imposées à la frontière.

Elle estime qu’une maîtrise rapide de l’épidémie pourrait favoriser la reprise des échanges commerciaux et permettre aux populations de Ruwenzori de retrouver un accès normal aux produits agricoles et aux marchandises en provenance ou à destination de l’Ouganda.

La rédaction

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