Le ministre provincial des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR) de la province de Lomami, dans le centre de la République démocratique du Congo, a vivement condamné vendredi 26 septembre un acte de sabotage ciblant le pont Kamutambayi, récemment inauguré dans le territoire de Luilu.
Selon les autorités locales, plus d’une quinzaine de boulons ont été dérobés et d’autres délibérément desserrés, mettant en péril la stabilité de l’ouvrage, à peine un mois après sa mise en service par l’Office des routes.
« Cet incident est un acte incivique et barbare, mettant en danger la solidité de l’ouvrage », a déclaré le ministre Jean Anatole Tshibangu Kabamba, chef du département provincial des ITPR, lors d’un point de presse à Kabinda.
« Je dénonce cet acte barbare et rassure que des boulons soudés seront installés pour éviter de nouvelles tentatives de sabotage », a-t-il ajouté.
Sur le plan technique, le ministre a assuré que les boulons manquants seront remplacés, et que l’ensemble des éléments de fixation sera désormais soudé, afin de garantir la sécurité du pont. Une équipe technique de l’Office des routes a déjà été dépêchée sur le site, a-t-il précisé.
Au-delà de l’aspect technique, Jean Anatole Tshibangu a lancé un appel à la vigilance et au patriotisme à l’endroit de la population locale.
« On ne peut prétendre aimer son pays, sa province ou son territoire en posant de tels actes. J’appelle les habitants de Luilu et de toute la Lomami à s’approprier cet ouvrage et à protéger les infrastructures publiques, considérées comme des biens communs au service du développement et de la sécurité collective », a-t-il déclaré.
Le pont Kamutambayi, dont la construction avait été saluée par la population locale, est un ouvrage stratégique pour la circulation des biens et des personnes dans cette zone enclavée du territoire de Luilu. Sa mise en service avait été perçue comme un signal fort de relance des investissements publics dans la province.
Aucune arrestation n’a été signalée pour le moment, mais une enquête locale a été ouverte pour identifier les auteurs de cet acte de vandalisme.
LA REDACTION










