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Beni : l’ONU plaide pour davantage d’aide et de financements en faveur des déplacés autochtones

Le renforcement de l’assistance humanitaire et la mobilisation de financements pour favoriser l’inclusion sociale des déplacés autochtones en quête de logement ont été sollicités dimanche 13 septembre 2026 à Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, auprès des autorités et partenaires internationaux.

« Nous allons solliciter auprès des autorités et de la communauté internationale, le renforcement de l’assistance humanitaire et la mobilisation de financements pour l’inclusion sociale en faveur des déplacés autochtones en quête de logement », a déclaré Damien Mama, représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU en RDC.

Cette démarche vise notamment à répondre aux difficultés rencontrées par des populations déplacées ayant quitté leurs milieux d’origine à la suite de la dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs zones du Nord-Kivu.

À Beni, ces déplacés font face à des besoins importants, notamment en matière d’hébergement, d’accès aux services essentiels et d’accompagnement social. L’absence de solutions durables de logement demeure l’une des principales préoccupations pour les familles contraintes de vivre loin de leurs habitations.

L’appel des Nations unies met également l’accent sur la nécessité de renforcer les mécanismes permettant aux déplacés autochtones de retrouver progressivement une vie stable et de participer pleinement à la vie de leurs communautés d’accueil.

La mobilisation de ressources financières apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour soutenir les initiatives en faveur du logement et de l’inclusion sociale, alors que les besoins humanitaires restent élevés dans plusieurs territoires du Nord-Kivu.

Située dans la partie orientale de la RDC, à proximité de la frontière avec l’Ouganda, la ville de Beni accueille depuis plusieurs années des populations affectées par les violences dans les territoires environnants. Les mouvements de déplacement ont régulièrement accru la pression sur les capacités d’accueil et les services sociaux disponibles.

Au cours des dernières années, les organisations humanitaires et les autorités ont multiplié les appels en faveur d’un soutien accru aux populations déplacées, confrontées à des difficultés d’accès au logement, à la nourriture, aux soins de santé et à d’autres services essentiels.

 

Elisé Kant

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