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Kalehe : de violents combats à l’artillerie lourde provoquent morts, blessés et nouveaux déplacements

Des combats à l’artillerie lourde ont éclaté ce mardi 11 août 2026 dès 5h00 dans plusieurs localités du territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, opposant les FARDC et les Wazalendo à l’AFC-M23, faisant des morts et blessés, endommageant des biens et provoquant des déplacements de familles.

Les affrontements ont été signalés notamment à Chambombo, Lumbishi, Kaziba de Rumbishi, Kwisimbi, Gafufura et Kazinga, dans le territoire de Kalehe. Cette zone se situe à l’est de la République démocratique du Congo, dans la province du Sud-Kivu, à proximité de la frontière avec le Rwanda.

Selon les informations disponibles, les tirs à l’artillerie lourde ont commencé vers 5h00 avant de s’étendre à plusieurs positions. Les affrontements ont opposé les éléments de l’AFC-M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées dans certains secteurs par les combattants Wazalendo.

Les bombardements ont causé des morts et des blessés parmi les civils. Plusieurs habitations et autres biens ont également été endommagés. Face à l’intensité des affrontements, des familles ont quitté leurs maisons pour chercher refuge dans des zones jugées plus sûres.

La reprise des combats intervient après plusieurs semaines d’accalmie dans cette partie du Sud-Kivu. Elle survient également alors que des mesures de confiance sont en cours entre les parties impliquées dans le processus de cessation des hostilités.

Parmi les avancées annoncées figurent la libération d’un premier groupe de 15 prisonniers réclamés par l’AFC-M23 ainsi que la désignation des membres du mécanisme de vérification du cessez-le-feu pour le compte de Kinshasa.

La situation reste donc tendue dans plusieurs localités de Kalehe, tandis que les populations civiles paient une nouvelle fois le prix des affrontements. Avant cette reprise, plusieurs semaines d’accalmie avaient réduit la pression sur les habitants, mais les combats de ce mardi 11 août 2026 ravivent les inquiétudes dans cette partie du Sud-Kivu.

Elisé Kant

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