Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont en alerte maximale depuis la confirmation de la désertion du colonel Lobho Pisi, qui aurait rejoint les rangs de la milice CRP dirigée par le chef rebelle Thomas Lubanga. Ce dernier est un allié actif des rebelles M23, actuellement en conflit ouvert avec l’armée congolaise dans l’est du pays.
Selon les déclarations faites ce samedi 18 octobre par le porte-parole militaire de l’Ituri dans un message audio habillé, le lieutenant Jules Ngongo, le colonel déserteur serait non seulement passé à l’ennemi, mais aurait également procédé à un recrutement de jeunes congolais pour alimenter les rangs de la rébellion.
Ces jeunes recrues, envoyées au front contre les FARDC, auraient été battus et dispersés dans la forêt de Nyamamba, dans la région de Kaseni, lors d’un affrontement contre les troupes régulières.
« Il a trahi son serment républicain, enrôlé des jeunes pour combattre la patrie, mais il sera retrouvé où qu’il se cache », a affirmé le lieutenant Jules Ngongo à notre rédaction.
Toujours selon la même source, Lobho Pisi aurait été nommé chef d’état-major de la CRP avant de se retrouver isolé en pleine forêt, incapable de regagner le pays voisin où les rebelles s’étaient organisés.
Il serait désormais en errance dans les zones boisées, sans issue claire, alors que les FARDC poursuivent leur traque.
Toutes les unités militaires ont reçu l’ordre de capturer le fugitif par tous les moyens, précise le communiqué militaire.
La population est également appelée à collaborer étroitement avec les services de sécurité pour faciliter son arrestation.
Cette affaire relance le débat sur la perméabilité des rangs militaires aux infiltrations rebelles, ainsi que sur les réseaux de recrutement clandestin dans les zones sous tension. L’armée promet des mesures strictes pour éviter que d’autres officiers ne soient tentés de suivre le même chemin.
L’enquête suit son cours, et les opérations de ratissage se poursuivent autour de Nyamamba et ses environs. Le colonel Lobho Pisi est désormais considéré comme une cible prioritaire dans les opérations militaires en Ituri.
La Rédaction










