Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) poursuivent leurs opérations autour de Minembwe, dans le territoire de Fizi au Sud-Kivu, où, ce vendredi 19 juin 2026, une contre-offensive de la coalition AFC/M23-Red Tabara-Twirwaneho a repoussé les troupes gouvernementales de quelques kilomètres après plusieurs jours d’affrontements.
Selon plusieurs sources locales, la coalition armée est parvenue à reprendre du terrain après quatre jours de combats particulièrement intenses. Durant les dernières 72 heures, des drones auraient survolé sans interruption les localités et positions militaires situées autour de Minembwe afin de soutenir les opérations terrestres et faciliter l’arrivée de renforts en provenance notamment des territoires de Mwenga et d’Uvira.
« Trois quarts du centre de Minembwe est occupé par les Forces armées de la République démocratique du Congo, accueillies par les Wazalendo. C’est l’information vraie à l’heure où nous parlons. Y compris l’aérodrome de Minembwe. Les éléments du Twirwaneho et de l’AFC/M23 sont retranchés dans un petit point vers le bureau de la commune rurale de Minembwe », a déclaré le député national Justin Bitakwira lors d’une interview à une radio.
L’élu du Sud-Kivu estime que cette progression des FARDC représente un enjeu majeur sur les Hauts-Plateaux de Fizi, où les affrontements se poursuivent depuis plusieurs années autour du contrôle de plusieurs entités stratégiques.
« Déloger ces éléments de cet espace est très symbolique et stratégique. Nos forces armées sont en très bonne position et vont les chasser complètement de ce coin de la République », a-t-il ajouté,
Parallèlement, la société civile locale dénonce l’intensification des frappes aériennes menées à l’aide de drones.
Selon cette structure, plusieurs missiles auraient été largués vendredi sur des habitations civiles, les environs de Minembwe ainsi que sur des positions des FARDC. Elle s’interroge sur les capacités du pays à assurer la protection de son espace aérien face à cette menace grandissante.
Malgré ces bombardements, des sources dans la région affirment que les FARDC demeurent présentes aux alentours de Minembwe et continuent de résister aux attaques menées depuis plusieurs axes. Des combats étaient encore signalés vendredi soir dans certains secteurs périphériques du centre.
De son côté, l’AFC/M23 a affirmé dans un communiqué que les forces gouvernementales avaient intensifié dès les premières heures de la journée leurs frappes aériennes pour soutenir les opérations terrestres menées autour d’Irundu et des localités voisines. Le mouvement accuse les FARDC de conduire depuis plus d’une semaine des offensives ayant provoqué des déplacements de populations et aggravé la situation humanitaire dans la région.
Alors que les deux parties revendiquent des avancées sur le terrain, la situation demeure particulièrement volatile dans cette partie du Sud-Kivu. Les populations civiles restent exposées aux conséquences des affrontements qui continuent d’opposer les différents protagonistes autour de Minembwe.
Selon les derniers rapports humanitaires publiés avant les récentes offensives, des milliers de personnes avaient déjà été déplacées dans les Hauts-Plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira à la suite des affrontements récurrents entre groupes armés et forces régulières, faisant de Minembwe l’un des principaux foyers d’instabilité dans cette région de l’Est de la RDC.
La redaction

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