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Goma : une femme meurt sous les coups de présumés militaires du FRN/M23

Une femme, dont l’identité reste inconnue, est morte à Goma, dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, après avoir été fouettée par de présumés militaires incontrôlés du FRN/M23, qui l’accusaient de collaborer avec les Wazalendo, selon des informations locales.

D’après les éléments rapportés, la victime aurait été prise pour cible après avoir été confondue à tort avec une collaboratrice des combattants Wazalendo. Elle aurait succombé aux coups de fouet qui lui auraient été infligés par de présumés militaires incontrôlés du FRN/M23. Les circonstances précises du drame et l’identité des auteurs restent à établir.

Ce nouveau décès soulève des inquiétudes sur le sort des populations civiles vivant dans les zones de Goma sous occupation du FRN/M23. Dans cette ville de l’est de la RDC, les accusations de collaboration avec les Wazalendo semblent exposer certains habitants à des actes de violence dont les circonstances et les responsabilités nécessitent des vérifications indépendantes.

La peur des représailles contribue également au silence de nombreuses victimes et de leurs proches. Derrière ces drames, des familles pleurent leurs morts sans toujours pouvoir dénoncer publiquement les circonstances de leur disparition. Goma endure ainsi une succession de violences qui fragilise davantage une population déjà éprouvée par des années de conflit.

Face à cette situation, les organisations de défense des droits humains, notamment la MONUSCO, les ONG nationales et internationales ainsi que les autres mécanismes de protection des civils, sont appelés à accorder une attention particulière à ces violations présumées. Des enquêtes indépendantes s’avèrent nécessaires pour établir les faits, identifier les responsables et déterminer les circonstances exactes de la mort de cette femme.

Dans un rapport publié le 10 juin 2026, Human Rights Watch avait déjà documenté des détentions arbitraires, des mauvais traitements, des recrutements forcés et des exécutions imputés au M23, sur la base notamment de témoignages de 102 anciens détenus et d’autres sources. Ces éléments rappellent la nécessité de renforcer la protection des civils et de lutter contre l’impunité dans les zones affectées par les violences.

Alors que Goma continue de porter les séquelles de sa prise par le M23 en janvier 2025, les populations restent confrontées aux conséquences de l’insécurité et aux atteintes à leurs droits fondamentaux. La mort de cette femme, dont l’identité demeure inconnue, rappelle tragiquement l’urgence de protéger les civils contre toute forme de violence, quelle que soit l’accusation portée contre eux.

La rédaction

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