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Goma : manifestation après un bombardement de drone, les activités paralysées dans la ville

 

Les activités sont largement paralysées jeudi 12 mars matin dans la ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, alors que des centaines de manifestants répondaient à l’appel de la Société civile plurielle et de collectifs d’étudiants et de jeunes pour protester contre un bombardement par drone survenu la veille.

Des groupes de manifestants ont afflué dès les premières heures de la matinée vers le rond-point Signers, point de départ d’une marche annoncée comme pacifique et censée se diriger vers les installations de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO).

La mobilisation intervient au lendemain d’une frappe de drone qui a touché mercredi une maison d’habitation dans la ville, un incident qui a ravivé les tensions dans cette région déjà marquée par des affrontements entre forces gouvernementales et groupes armés.

Selon les organisateurs, la marche vise à dénoncer le bombardement de la ville et à réclamer le respect du droit international humanitaire ainsi que la protection des civils.

« Nous voulons dénoncer les agissements de Kinshasa et demander la protection des populations civiles », a déclaré un membre de la Société civile plurielle impliqué dans l’organisation de la manifestation.

Des témoins ont indiqué que plusieurs manifestants avaient été transportés en camions vers différents points de rassemblement dans la ville pour rejoindre la marche, qui aurait reçu l’autorisation des autorités de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), groupe armé qui contrôle actuellement certaines zones autour de Goma.

D’après un document adressé à la mairie de Goma et dont l’accusé de réception a été consulté par Reuters, les organisateurs avaient annoncé leur intention d’organiser cette marche tant dans la ville de Goma que dans le territoire voisin de Nyiragongo.

Dans la ville, la plupart des commerces et boutiques sont restés fermés jeudi matin.

De nombreux habitants se sont rassemblés le long des principales artères pour observer l’évolution de la situation et les mouvements des manifestants.

Pendant ce temps, les parties au conflit continuent de se rejeter mutuellement la responsabilité des frappes de drone de mercredi. Des sources locales indiquent que des analyses balistiques auraient été menées sur le site touché, ce qui pourrait permettre d’apporter ultérieurement des éclaircissements sur l’origine de l’attaque.

Une source au sein de la société civile a également affirmé que, la veille de la manifestation, des cadres de base avaient été convoqués à une réunion d’urgence par le mouvement M23, au cours de laquelle ils auraient été appelés à mobiliser la population pour participer à la marche.

La rédaction

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