L’élue du Sud-Kivu, Claudine Ndusi, a présenté 3 priorités pour renforcer la cohésion sociale entre les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, lors d’un panel consacré à la réconciliation, samedi 17 octobre 2026, en République démocratique du Congo, en Afrique centrale.
Face aux conséquences des conflits armés, aux déplacements forcés et aux tensions communautaires dans l’est de la RDC, Claudine Ndusi a plaidé pour la restauration de la confiance entre les communautés, la lutte contre la stigmatisation et la participation effective des femmes et des jeunes aux processus de paix.
Pour la députée, le rétablissement de la confiance constitue une étape essentielle pour rapprocher les populations des 2 provinces voisines. Elle préconise notamment le renforcement du dialogue intercommunautaire à travers des espaces de rencontre permettant aux habitants d’échanger, de s’écouter et de rechercher ensemble des solutions à leurs différends.
Cette démarche devrait associer les autorités locales, les leaders communautaires, les responsables religieux, les organisations de la société civile, les femmes et les jeunes. L’élue encourage également les initiatives locales favorisant le rapprochement, notamment les rencontres entre communautés ainsi que les projets économiques et sociaux communs.
Selon elle, ces échanges peuvent contribuer à mettre en évidence les intérêts partagés par les populations et à privilégier la solidarité face aux divisions alimentées par les violences.
La deuxième priorité défendue par Claudine Ndusi concerne la lutte contre la stigmatisation, les préjugés et les discours de haine susceptibles d’aggraver les tensions. Elle insiste sur la nécessité de distinguer les responsabilités individuelles des accusations collectives visant des communautés entières.
Cette approche vise à éviter que les actes commis par certaines personnes soient injustement imputés à toute une communauté, au risque de fragiliser davantage la coexistence pacifique entre les habitants du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
L’élue a également souligné le rôle des médias et des réseaux sociaux dans la prévention des tensions. Elle appelle à une communication responsable, à la vérification des informations avant leur diffusion et à la promotion de messages favorisant la paix. Les journalistes, les éducateurs, les leaders communautaires et les organisations de la société civile sont ainsi invités à contribuer à la lutte contre les rumeurs et les discours de haine.
La troisième priorité porte sur la responsabilisation des femmes et des jeunes dans les mécanismes de dialogue, de médiation et de réconciliation. Pour Claudine Ndusi, leur participation doit dépasser la simple présence lors des rencontres et leur permettre d’intervenir réellement dans les prises de décision et l’élaboration des solutions.
Elle encourage notamment la création de plateformes de dialogue entre les jeunes et les responsables communautaires, le soutien aux initiatives portées par les femmes ainsi que le développement de projets économiques et culturels favorisant les échanges entre les populations.
L’élue appelle les autorités et les leaders communautaires à prendre des engagements concrets afin de garantir une participation effective de ces catégories de la population dans les efforts de réconciliation.
Ces propositions interviennent alors que les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, situées dans l’est de la République démocratique du Congo, continuent de subir les conséquences des violences armées, notamment les déplacements de populations, la précarité et les tensions entre communautés. La restauration de la confiance, la protection des civils et le renforcement de la solidarité restent des enjeux majeurs pour favoriser une paix durable dans cette partie du pays.
La rédaction

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