« La suspension restera d’application jusqu’à ce que justice soit faite. Nous exigeons la tenue d’ici lundi d’un procès en flagrance pour que cet agent du parquet réponde de ses actes », a déclaré Hubert Ngulandjoko, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Kasaï.
Selon le responsable du barreau, cette suspension constitue un acte de solidarité envers Christophe Lumuanga, mais également une protestation contre les violences dénoncées dans l’exercice de la profession d’avocat. Les professionnels du droit réclament une enquête rapide et la comparution du fonctionnaire mis en cause devant la justice.
Le bâtonnier a également appelé ses confrères à se mobiliser lundi 12 octobre, en se présentant au palais de justice munis de leurs toges, afin de défendre leur collègue et de préserver l’intégrité de leur profession.
« Je vous invite à être tous présents ici lundi, chacun muni de sa toge, non pas seulement pour défendre Christophe, mais pour défendre l’intégrité de notre corps professionnel. Nous ne laisserons jamais un avocat être humilié, ridiculisé ou menacé dans l’exercice de ses fonctions. Nous devons rester unis pour défendre notre honneur, garantir la protection des avocats et promouvoir l’État de droit. Tout contrevenant s’exposera à des mesures disciplinaires », a-t-il insisté.
À travers cette mobilisation, le barreau du Kasaï entend rappeler que les avocats doivent pouvoir exercer leurs missions sans subir de violences ni de pressions susceptibles d’entraver la défense de leurs clients. Il appelle les autorités judiciaires à prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des professionnels du droit au sein des institutions judiciaires.
L’affaire intervient dans un contexte où la protection des auxiliaires de justice et le respect des droits de la défense demeurent essentiels au fonctionnement de l’État de droit en République démocratique du Congo. À Tshikapa, la suspension des prestations traduit la volonté des avocats de faire examiner les faits dénoncés par les voies judiciaires et d’obtenir une réponse institutionnelle.
Le barreau affirme enfin compter sur les autorités compétentes pour établir les circonstances de l’incident, déterminer les responsabilités et veiller à ce que les suites judiciaires soient conformes à la loi. La reprise des activités reste ainsi liée à l’évolution de cette affaire et aux exigences formulées par les représentants de l’Ordre des avocats.

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