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Justice climatique : Mbandaka veut renforcer le pouvoir citoyen dans la protection du bassin du Congo

La justice climatique, la participation citoyenne et le renforcement des capacités sont au centre, mercredi 7 octobre, d’une session de trois jours ouverte à Mbandaka, dans la province de l’Équateur, au nord-ouest de la RDC, pour renforcer les droits des communautés et leur implication dans la gouvernance environnementale.

« C’est pour moi un honneur de déclarer ouverte cette session d’appui, d’analyse participative, de concertation et de renforcement des capacités sur la justice climatique et le pouvoir citoyen », a déclaré le ministre provincial de l’Environnement, Donat Itale, représentant le gouverneur de province.

Selon lui, la province de l’Équateur, située au cœur du bassin du Congo, dispose d’importantes ressources forestières dont la protection repose aussi sur l’implication des populations locales. Il a relevé que les communautés restent souvent insuffisamment associées aux décisions concernant les initiatives climatiques.

« Notre responsabilité collective est de garantir que le consentement libre, préalable et éclairé soit respecté, que la transparence du partage des bénéfices soit assurée et que la participation des femmes, des jeunes et des peuples autochtones soit réelle et effective », a-t-il souligné.

Le ministre provincial a expliqué que les travaux doivent permettre aux participants d’examiner les difficultés rencontrées par les communautés, de documenter les réalités observées et de formuler des propositions susceptibles d’alimenter le plaidoyer en faveur d’une meilleure gouvernance environnementale.

« Cette session de trois jours doit nous permettre de passer du constat aux preuves, des preuves aux propositions et des propositions au plaidoyer », a-t-il précisé, avant d’insister sur la nécessité de traduire les principes de justice climatique en actions concrètes au bénéfice des populations.

De son côté, le secrétaire exécutif de l’Environmental and Peace Network in Africa (EPENA), Jacky Kambale, a estimé que l’implication directe des communautés constitue un élément essentiel dans les décisions liées à l’environnement et au développement local.

« La justice climatique, c’est donner aux communautés et aux peuples autochtones le pouvoir de décider de leur avenir », a-t-il déclaré.

Les participants à cette rencontre échangent notamment sur les droits des peuples autochtones, la gouvernance des ressources naturelles, la participation citoyenne et les enjeux socio-économiques liés aux changements climatiques dans la province de l’Équateur.

Cette session intervient alors que la protection des forêts du bassin du Congo demeure un enjeu majeur pour la RDC. La province de l’Équateur, qui figure parmi les territoires forestiers importants du pays, continue ainsi de faire face au défi de concilier conservation des ressources naturelles, droits des communautés et bénéfices liés aux initiatives climatiques. :

JONATHAN MERCI

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