Une expertise technique approfondie a été lancée pour déterminer l’origine de l’incendie qui a ravagé dans la nuit du 4 au 5 septembre une salle de fêtes à Kinshasa, faisant 12 morts et 27 victimes prises en charge, selon la Commission de crise.
L’annonce a été faite dans le communiqué officiel publié lundi 7 septembre 2026 à l’issue de la première réunion de la Commission de crise instituée par le Gouvernement provincial de Kinshasa pour suivre l’évolution de ce drame. Le sinistre s’est produit dans la salle de fêtes Panacée, située à proximité du Musée national, dans la commune de Lingwala, alors qu’une réception de mariage y était organisée.
« La commission de crise a pris les décisions et directives prioritaires suivantes : enquête technique et recherche des causes, c’est-à-dire procéder au lancement immédiat d’une expertise technique approfondie visant à déterminer l’origine exacte du départ de feu et à établir les responsabilités directes et indirectes, dont la police scientifique est au chevet de la situation », indique le communiqué.
Selon le bilan provisoire consolidé présenté après l’évaluation effectuée sur le terrain samedi 5 septembre 2026, 27 victimes ont été prises en charge par les services médicaux. Parmi elles, 26 ont été déclarées guéries et ont quitté les établissements hospitaliers, tandis qu’une personne reste sous soins pour une fracture stable de la malléole.
Le bilan fait également état de 12 corps sans vie. Les dépouilles sont conservées dans les morgues publiques de l’État, tandis que le Gouvernement provincial assure avoir ordonné la prise en charge médicale intégrale des victimes dans les structures hospitalières étatiques de la capitale.
Dès le signalement de l’incendie, les services spécialisés de la Ville de Kinshasa ont été mobilisés pour intervenir sur le site. La Brigade spéciale de protection de l’environnement a notamment été chargée de sécuriser le périmètre et de contrôler les risques environnementaux, tandis que le Corps des sapeurs-pompiers a procédé à la maîtrise et à l’extinction du foyer.
Les services d’ambulances médicalisées ainsi que l’organisation Étoile Bleue ont, pour leur part, participé aux opérations de secours, à la stabilisation des victimes et à leur évacuation vers les structures sanitaires situées à proximité du lieu du sinistre.
La Commission de crise, placée sous la coordination du vice-gouverneur de Kinshasa, Eddy IYELI MOLANGI, réunit notamment des responsables provinciaux chargés de la sécurité publique, de la santé, de la jeunesse, des sports, de la culture et de l’administration.
Outre la recherche des causes de l’incendie, les autorités provinciales ont décidé de renforcer le contrôle des normes de sécurité dans les établissements recevant du public à Kinshasa. Un audit sécuritaire doit être déclenché conformément aux instructions du vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières.
La Commission de crise reste par ailleurs en session permanente afin de suivre l’évolution de la situation médicale, l’avancement des investigations et l’accompagnement des familles endeuillées. Une concertation officielle avec les familles des victimes doit également être organisée dans les prochains jours afin de préparer des obsèques jugées dignes.
Située dans l’ouest de la République démocratique du Congo, sur la rive sud du fleuve Congo et face à Brazzaville, Kinshasa est la capitale et l’une des principales agglomérations du pays. Le drame de la salle Panacée intervient ainsi dans une ville où les établissements accueillant de nombreux participants sont appelés à respecter des exigences strictes en matière de sécurité et d’évacuation.
Dans son communiqué daté du lundi 7 septembre 2026, le Gouvernement provincial a présenté ses condoléances aux familles touchées et appelé la population au calme et à la solidarité. Il a également demandé aux médias de s’appuyer sur les communications officielles, alors que l’expertise technique doit désormais permettre de déterminer précisément les causes du sinistre et les éventuelles responsabilités.
La rédaction

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